Iboga: une collection d’expériences

ibogaUne collection d’expériences d’iboga!

Vous trouverez ici une collection soigneusement compilée de rapports d’expérience sur la consommation d'iboga.

Titre de l’expérience : IBOGA Pourquoi m’as tu appele plusieurs fois??

Pseudo : ayahuascaiboga
Lieu : Sud France
Substances : Iboga
Dose : 8-10 grs
Poids : 55kg
Taille : 1m75

Source: https://web.archive.org/web/20130807195812/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/15085-Iboga-premiere-fois

Lieu:France chez un guerrisseur

Nombre de personnes:8 patient 1 guerrisseur et 3 femme qui aide,

Nourriture:En diete depuis 3 mois et a jeun depuis le matin (1 pomme mange a 16h)

Je suis a Paname,je prend le train a 11h00 puis le bus et j’arrive dans le sud pour consomme iboga , il est 17h30-18h00,
Jarrive dans une maison, il y a des personnes, je rentre toute tres acceuillante ainsi que le guerriseur,Il est bizarre sur son physique et je le juge un peu, par idiotie et apprehension,
On discute tous en attendant les derniers participants, il nous explique comment ca va se derouler, il nous parle du bois,Tous le monde est la, c’est partie,
Tous d’abord on doit boire 2 L eau le plus vite possible et les revomir, pas simple surtout qu’il y a pas de jus de tabac pour aider ni autre chose,comme c’est ca pour les ceremonies ayahuasca,
Je bois les deux litres et vomis un peu, d’autre patient galere,
Il fait froid dehors et apres avoir vomis ,on se pele les cacahuetes comme jamais,
On va a la salle de ceremonie, je depose sur autel une pipe sacree et un couteau,Il nous explique que il va falloir aller se laver avec des plantes et mettre un pagne (noir pour homme, rouge femme),
C’est partie, il y a deux salles de bain, les femmes ont celle qui est chaud, nous il a pas de chauffe,
Je prend les plantes me lave et pendant se temps les autres hommes chantent des chants,A chaque patient se sera la meme chose, une fois mouille et purifie,il faut attendre que eau seche et ne pas s’essuyer,On met les pagnes puis on va a salle de ceremonie,
La il nous passe une huile pour protection contre attaque de sorcier, esprit noir,,,, et il nous peint le visage,on a des tetes de morts,On doit se secouer les bras , les jambes comme un arbre,
Puis c’est partie,il chante,invoque les esprit avec sa corne sacree,
A chacun son tour,on doit aller devant autel et a voix haute dire ce que l’on attends du bois,
C’est plus ou moins simple suivant les patients,
Tous le monde prends un cuillere de bois,a chaque il faut sauter troix fois pour faire descendre le bois,C’est super amer, pire que l’aya, je galere vraiment pour le manger, je fais une especes de grimaces,
Puis on se met a danser pour faire monter le bois et on fait une danse sacree devant l’autel et avec un bouquet de fougere et de buis on ballait devant nous comme pour nettoyer le chemin qui mene a la lumiere,

Les femmes qui aident le guerrisseur secoue en rythmes des colliers de graines,
On danse, puis il nous dit de nous assoire, je sens iboga qui monte, c’est rapide durant un moment je me dis non j’en reprend pas et puis deuxième cuillère pour tous le monde,
Tous le monde debout, il passe une musique electro qui est super geniale, compatible avec le bois et tres tres agreales,Fin de la musique, je perds equilibre, je sens que je suis lourd et bien attaque par le bois,

On s’allonge tous, meditation, puis le guerrisseur donne une 3 eme cuillere,Aussitot je la revomis alors il me la donne en gellule,Je vois des trais de lumieres,des arc en ciel,quand une personne marche je la vois au ralentit comme si y avait tous ses mouvements decortique,
Puis je vomis mes trips, j’arrete pas de pensez a ayahuasca ,Puis toute les 1h00-1h300,il nous propose si on veux reprendre de bois,
A chaque fois que je prenez du bois, je voyage et des que j’arrivais a une solution ou a une conclusion, je me mettait a vomir et ca me soulage,et op une autre pincee iboga,et c’est repatie,
J’ai vu des mandala et un porc epique n’arrete pas de venir me voir et de danser au rythme de la musique,
J’avais la sensation deja d’avoir connu ibogaau court d’une ancienne vie et je me dis « ah oui je connais cette medecine, je le retrouve ?? »Puis je dis au guerrisseur ca pousse pas assez alors il me repropose de iboga,

Des patients ont arretes d’en prendre par peur et autre raison,Je suis subjugue par cette medecine,elle est trop belle,elle nettoie vraiment profondement le physique alors que aya, c’est plus emotionelle et spirituelle,
Le guerrisseur vient audessus de moi et avec un plume de vautour je crois, il ballaie comme des chose au dessus de moi, a chaque fois j’ai l’impression qu’il a un sabre laser,
Je suis le plus experiementer dans les entheo de tous les patient alors j’ai pas peur, j’en reprendais jusqu’à 6 heure du matin dernier pincee,
J’ai vomis des trucs noir de chez noirs que j’ai accumule en ouvrant des mondes seul via ayahausca,
Je me suis jamais sentie auusi bien,A un moment je me leve, je veux alle pisser, ca tangue un truc de fou,je vais au chiotte puis je reviens et revoyage,
J’ai pas arreter de vomir j’allais cherche des choses au fond du fond de moi,
J’ai meme materialise un probleme en vomissant un cailloux, ils ont retrouve un cailloux dans ma bassine,
Une meuf qui venait pour des problemes alcool, achque fois qu’elle vomissait j’ente,dais comme si on vidait des bouteilles de vin,
C’est le matin,il est 10h00, les premiers patients se levent, je suis totalement eclate, j’ai pris entre 8-10 grs d’iboga,je suis celui qui en a pris le plus,
Je dors , j’arrete pas, des que je me leve sa tangue et me donne la nausee,je dois reste couche, tous le monde est debout,
Il est leur de manger, je ne peux rien avaler, ca ressort direct,Pour clore la ceremonie, chaque patient dis ce qu’il c’est passe et a ressentie,
Je parle du porc epique, le guerrisseur est super supris car il m’explqiue le lien du porc epique avec l’iboga dans la tradition bwiti et il me dit que c’est rare de le voir directement,il m’explique plein de chose super interressante,
Fin de ceremonie, je repart tous arrche,envie de vomir non stop,Dans le bus je vomis,j’arrive a la gare direction paname,je dors durant trois heures puis j’arrive chez moi et je me dit « Iboga, j’ai hate d’etre initie et d’apprendre ta medecine pour soigner avec »,
J’ai rencontrer des personnes vraiment tres tres gentilles, le guerrisseur est vraiment quelqu’un de tres bien,une grande confiance en lui et je compte bien refaire des sessions avec lui,

Bassi

Grosso modo voilà ma rencontre avec bois pour ma premiere fois,
Il m’avait appele et j’ai compris pourquoi et je le remercie du fond du cœur pour tous ce qu’il a afit pour moi et les autres,
(Se sera le seul TR que je ferais,je n’en ferais plus jamais d’autre.)

JLG

https://web.archive.org/web/20130806140717/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/1769-comment-ma-vie-a-chang%C3%A9

comment ma vie a changé…

 

Je viens de m’apercevoir que je n’ai jamais mis sur Hazy le TR de ma session Iboga :shocked: … Il était sur sylva mais bon…:flaming:
Je répare donc cet oubli presque un an après cette expérience pour le moins marquante…

J’ai pris la décision de faire un séminaire iboga pour régler des problèmes de mal-être. En effet, j’ai 35 ans, je suis marié, des enfants, pas trop mal installé dans la vie, tout pour être heureux et je ne le suis pas. Je me sens à un tournant de ma vie et je ne sais pas où aller.

Le voyage, qui m’a pris de longues heures, et la séparation avec ma famille ont été assez éprouvants. Je suis arrivé à Caen dans un état de stress extrême…Et en vérité, tout ceci me faisait quand même un peu peur…
La nuit est là, la cérémonie de purification vient de se terminer pour moi. Un moment très fort. Cela m’a surpris qu’il le soit autant.
Avec de poursuivre les travaux, nous sommes invités par le Maître Initiateur à parler de nous-même et à présenter les principaux objectifs de notre démarche.

Non loin de nous, la bougie nous éclaire, qui symbolise notre quête de lumière, de connaissances de nous même…
1ère cuillère d’iboga… Pas difficile, elle passe bien et ne me laisse pas d’amertume, juste un arrière goût.
La pression retombe, tout va bien, ce stress était inutile me dis-je à ce moment-là. Je suis entouré des autres séminaristes, des accompagnateurs et du Maître Initiateur.
Une discussion autour des événements de la journée nous permet de décrisper. La détente s’installe peu à peu, mes muscles se relâchent, je me sens bien, serein.
Les autres signes, après cette détente très agréable, ont mis longtemps à se manifester…

J’ai commencé à voir "des étoiles filantes", en fait, la lumière des bougies qui se déplaçait à grande vitesse et peu à peu j’ai pu distinguer une sorte d’aura autour de mes mains puis le reste de mon corps. Les 1ères visions ont débuté mais furtives et peu précises.
Je me souviens en vrac de paysages magnifiques mais vides, désespérément vides de toute forme de vie humaine ou animale. Je me souviens également de villes futuristes, vides elles aussi.

Je me souviens aussi d’un palais grandiose avec une toute petite porte dans le coin d’une immense salle. Derrière cette porte, un couloir, rouge avec des portes sur les côtés et une autre au fond.
Je m’avance et la porte du fond s’éloigne. Le couloir ne cesse de s’allonger, indéfiniment… Des visions de classeurs à tiroirs… Immenses, mais impossibles à ouvrir…

Un hangar couleur gris argent avec des chariots géants remplis de bagages sur un parking. Je dois savoir ce que contiennent ces bagages, mais arrive un engin qui renverse tout dans un vacarme épouvantable.

J’ai rencontré ensuite plusieurs personnes à qui j’ai demandé de l’aide, de me guider dans ce voyage, de m’aider à trouver les réponses à mes questions mais jamais ils ne me répondaient… Les gens se détournaient de moi. Toute sauf une femme.
Cette femme que j’ai trouvée dans une salle souterraine baignée de lumière verte. Je lui ai demandé de me servir de guide. Elle m’a répondu que le guide c’était…. moi !

A ce moment, je me suis senti découragé et frustré… J’ai pensé que l’iboga n’avait pas sur moi l’effet que je pensais ou que je n’en avais pas assez pris. Et donc, j’ai laissé mon esprit se balader sans but et j’ai un peu lâché prise. J’ai même dû m’endormir un peu car mes souvenirs sont plus que flous à ce moment.
J’ai repris conscience avec un ressentiment d’une très forte dualité au fond de moi. Et à cet instant, j’ai eu les révélations de toutes les causes de mes maux. J’ai revécu des émotions intenses du passé.

J’ai été mis face à celui que j’étais réellement et j’ai compris pourquoi j’en étais arrivé là. Ces moments ont été assez terribles à vivre mais je savais qu’ils étaient nécessaires. Je n’ai pas aimé celui que j’ai vu, celui que j’étais devenu. Et j’ai accepté que cet autre que j’étais devenu meurt.
J’ai aussi accepté de mourir à moi-même, sans crainte ni peur d’aucune sorte, à ce moment-là, en tuant cet autre moi, réellement, dans une souffrance extrême mais qui s’est rapidement transformée en une libération.
Tout s’est alors arrêté et tout m’est apparu limpide à cet instant. J’ai compris que je ne vivais pas la vie pour laquelle j’étais fait, que j’étais une éponge à émotions et que la source de mon mal-être venait du fait que je cherchais tout bêtement à m’autodétruire pour ne plus souffrir.

La journée s’est ensuite passée durement, beaucoup de questionnements, de la fatigue physique, la vue troublée, des pertes d’équilibre.
Le contact avec la nature m’a, par contre, fait le plus grand bien.
2ème soir, 2ème prise. Ma vision s’est rapidement transformée. Je me suis retrouvé avec des lignes d’énergie devant les yeux. Des lignes rouges avec un texte blanc, défilant trop vite pour que je puisse lire malheureusement.

Plus la nuit avançait et plus les lignes étaient nombreuses. Jusqu’à me retrouver avec une vision à la matrix sauf pour la couleur et que le défilement des textes était horizontal. Impressionnant et troublant.
Sinon, très peu de souvenirs de ce que j’ai pu voir ou ressentir cette nuit-là… Quelques bribes concernant l’avenir et des thèmes très personnels… Mais certaines choses me reviennent en mémoire petit à petit.

Il me reste une conviction très forte qu’un ménage intérieur s’est fait, que la plénitude et la paix se sont installés au fond de moi.
Depuis, beaucoup de choses ont changé. J’ai arrêté de fumer (cigarette et cannabis) sans en souffrir et sans me forcer, ça s’est fait naturellement. L’alcool non plus n’exerce plus aucune attirance sur moi!!
Je me suis surpris serein dans le métro alors que d’habitude je me sentais oppressé en pareille situation.
Je me sens plus calme, plus sûr de moi, plus fort aussi. J’ai retrouvé le goût de vivre !

J’ai compris ce qui n’allait pas dans ma vie et je travaille chaque jour à tout remettre en ordre pour que ça aille mieux. De très grands changements vont certainement se produire dans les mois qui viennent, j’en suis persuadé, je fais tout pour !
Je retrouve peu à peu les valeurs qui sont importantes et que j’avais perdues.
En conclusion, je peux affirmer que cette expérience ne m’apporte que du positif et qu’elle va, à terme, profondément changer ma vie, j’en vois déjà les premiers signes. Mes peurs, mes phobies ont disparu.
Mais j’aurais besoin d’une 2ème initiation pour terminer le travail commencé, chaque jour qui passe me le confirme. J’étais venu chercher des réponses que je n’ai pas eues car je ne me posais pas les bonnes questions. J’ai donc eu droit à des révélations auxquelles je n’étais pas préparé et qui font naître d’autres interrogations.
Mais ceci est beaucoup plus serein et constructif qu’avant. Avec le recul, je m’aperçois également que j’ai fait beaucoup de résistance, que je ne me suis pas suffisamment laissé aller car la peur m’en a empêché. Quand je sentirais que le moment est venu, je retournerais terminer mon travail.
Un grand, très grand merci au peuple gabonais de nous avoir fait ce cadeau à nous occidentaux.

EDIT: un an après, je ne fume toujours pas et n’en ai aucune envie ! Je n’ai pas repris d’Iboga, ni aucun psychotrope, ni médocs auxquels j’étais très accro (benzos, anti-d et neurolep)

Katy C.

https://web.archive.org/web/20130806134307/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/14107-La-Lune-et-la-Maison-Dieu

La Lune et la Maison Dieu

29/09/2011, 11h29

 

Initiation de A. etF., week end de pâques au bord de la mer

Le bouquin disaitque c’était le type qui vient voir, qui met un pied dedans et laissel’autre dehors si j’me souviens bien, et c’était à peu près ça.

Donc voila, j’suis là, je sais même pas vraiment pourquoi,parait que j’vais en prendre plein la vue, moi j’me la joue touriste,rien à craindre je suis juste spectatrice. J’ai emmené de quoibosser sur mon mémoire, j’vais surement aller me coucher vers 1h.

20h si mes souvenirs sont bons, allez hop bon faut pasdéconner, t’as voulu voir, tu vas voir, une cuillère à cafébombée…ok, d’accord, pas pareil, je suis plus que réceptive ondirait! La lumière change, le soleil se barre et la mer est claire,le ciel rosé, ça m’écrase, je vais m’allonger, à l’écart del’agitation, ils sont tous en train de bouger partout, de parler, lesbanzis je sais pas où ils sont et puis je suis pas sure de vouloirleur parler.
Y’a l’initiateur, D. et N. qui discutent, debout, enface mais assez loin pour que je ne distingue pas clairement cequ’ils disent. En tout cas ils me regardent, et font des messesbasses, me montrent du doigt, oh putain ok je fais une parano, fautque je bouge, que je débloque, j’ai pas envie de me leverpourtant….
Allez debout, j’veux pas leur faire peur, je veuxD., "D. vient là", "Euh ouai attend", "NonD. vient là j’te dis, tout de suite"…Il me rassure, "C’estnormal, va voir l’initiateur", bon on parle, tout va bien, çava le faire.

J’observe tout, les rituels,la douche,l’aiguille, la bougie, tout le bordel, A. se marre, F. écoute,attentif. Bon c’est parti, 21h30 environ, couché de soleil, 1cuillère à soupe, un saut, un bokkayé, j’vais à ma place, la àcoté de D., en face de A. et F., entre les deux mondes.
Pfiou çacolle la gerbe, les deux banzis morflent méchament, moi j’vomis uncoup mais ça va. Putain c’que c’est dur de rester assise,l’initiateur me fait des signes régulièrement pour que je meredresse, y’a cette petite flameche bleu et sa pote verte qui sedandinent sous mes paupières et me narguent parce que j’arrive rienà en faire de ces deux connes….La musique devient omniprésente,y’a au moins 20 mecs de plus qui chantent que d’habitude!
Deuxièmetournée de cuillère, il arrive vers moi, je dis d’une traite unephrase qui ne m’appartient pas, elle m’échappe "je ne veux plusjamais mettre ça dans mon corps", il sourit et passe sonchemin.
J’m’inquiete pour F., il va pas bien j’le sent jusquedans ma chair, ça m’insupporte, faut faire un truc merde, "D.,c’est normal, on va le laisser comme ça?"…Bon ok moi aussij’en prends plein la gueule, j’maccroche au bras de D. et y’a plusque ça dans la pièce, son bras, mon lien entre l’enfer et la terre,si j’le lache j’vais crever c’est sur. A. depuis qu’elle a finit degerber ça va, elle est comme un rayon de soleil avec sa troncherigolote, elle raconte bien, j’me connecte à elle, ce sera mon âmesoeur jusqu’a la fin des trois jours.

On eteint les bougies,c’est le petit matin. Journée radieuse, on parle, on parle on parleon parle on parle on parle, putain c’que c’est bon comme j’vous sens,comme j’suis vous et qu’vous etes moi et comme on est nous, maisalors sacrément putain de nous, ensemble dans notre solitudeuniverselle.
N. craque, il devient fou, il veut s’assassiner, ilse hait, je le rencontre, je le vois.
D. s’enfonce, il a donné,j’lui ai pris cette nuit, la journée avance et il plonge.

Lesoir arrive, j’demande a l’initiateur de parler a D., moi j’ai toutessayé, j’peux pas l’aider, je sais pas quoi faire. Je reste avecles banzis pendant que les autres se préparent, on discute et puisje raconte des bouts de vie et puis ça grandit, ca devient réel,c’est la, c’est en train de se produire, mon père est la en train dedéfoncer ma soeur qui se pisse dessus et puis non, ma soeur c’estmoi, et j’lui pisse dessus et j’lui casse la gueule et je hurle et jepleure mais c’est pas triste non bordel, c’est bon, c’est enfin là,et je vais dans les bras de F. et on rit et l’initiateur arrive avecles autres, je retourne à ma place.
1 cuillère à café bombée
Dans l’fond y’a une ouverture sur le noir, ma phobie, monhandicap, j’veux changer d’place une seconde et puis non, allez, onva voir c’que ça donne. Y’a une géant, enfin on voit que sa jambedans le coin, il garde l’entrée, et puis des gens en costumed’époque, grandes robes et ombrelles, ils dansent, et devant, aupremier plan, un gros chat angora grisonnant qui fait le con sur lechambranle de la porte, il jouent, j’arrive pas a savoir si c’est luiqui me fait peur toutes les nuits depuis vingt ans ou si j’pourraistrouver en lui une aide, un reconfort, un renfort contre les mauvaisesprits.
1 autre cuillère
J’vais voir du coté de A., j’vaislui envoyer des sorts, de l’énergie lumineuse, j’dessine autours deson cou, sur son épaule en petites étincelles dorées, un serpent,un pithon royal, une fois tout formé il s’envole en ondulant droitvers le plafond. Au plafond c’est du bois, y’a des tas de bonhomesqui vivent la dedans, des hologrammes de bois, des jouets pourenfants, des petits personnages qui représentent des metiers, ah bahmerde v’la N. qui chante le bwiti! A moins que…non bah non c’est lamusique…ou c’est lui! Ah l’enfoiré, dès que je tourne la tete ilchante et hop il se marre à me faire tourner en bourrique!
D.s’effondre toujours plus, la nuit est bien avancée, tout le mondeest fatigué, on va dormir dans une autre chambre avec D. parce queça ronfle par ici!

Je m’endort, je crois, je rêve en boucletoute la nuit que je suis une sorte de mage, ou un chef d’orchestre,enfin un mec qui dirige des trucs! J’ai sous mon commandementd’immense tronc d’arbre poli et verni, du bois noir, de l’eben, c’estcomme le grigri de A., son p’tit bonhomme en eben tout rond qu’elletripotte souvent et bah la il a grandit et ils sont plein et ilscraquent et ils sont lourds, ecrasants, s’ils tombent je meurt, etpourtant je dois les diriger pour les disposent dans une certaineforme avec une certaine méthode, c’est un genre de casse tetechinois avec des engins de mort de toute beauté. C’est douloureux,j’etouffe.

Au reveil je descends, je raconte à l’initiateuret ça prend une autre signification, je comprends que c’était moile maitre, que je dirigeais tout ça, que je croyais subir, mais queje ne subissais que moi même…je suis en colère de n’avoir pascompris ça plus tot, mais soulagée d’avoir repris le controle.

Journée à bout de force, triste de se quitter, heureuxd’avoir vécu ça.

Je suis venue pensant que je feraispeut-être mon initiation en aout, dans le courant de la premièrenuit j’étais convaincu de ne jamais la faire, le deuxieme jour je meposais la question, le troisième je regrettais qu’aout soit si loin.

Je pourrais raconter ce qui m’estarrivé ce week-end comme un événement isolé mais il s’agit plutôt de la continuité, de l’étape complémentaire, de la suite logiquede ma première rencontre avec le bois trois mois plus tôt. Je croispouvoir dire que mon initiation a débutée à Pâques pours’achever…je ne sais pas encore quand !

Bref, j’ai travaillé dur ces derniersmois et les deux dernières semaines qui ont précédées cettedeuxième session ont été intenses. Peur panique chaque fois quej’y pense, à fleur de peau et crise d’angoisse très forte etétrange à la fois deux jour avant léchéance (remise enquestion totale de ma vie, impression très forte de vivre dans unmonumental mensonge, un château de carte qui s’écroule, plus aucunecertitude sur mes sentiments pour D., des pleurs incontrôlables etdéchirants).

La veille de l’initiation, l’autrebanzi (T.) et A. (initiée à Pâques) arrive chez D. et moi. Unedemie cuillère à café pour les banzis, une cuillère pleine pourA. et D.. T. part au quart de tour, c’est la première fois qu’il enprend, ça m’amuse de le voir fasciné par les phosphène, moi jeretrouve la force du bois et mon angoisse se dissipe, je suisimpatiente maintenant.

Le lendemain on va chercherl’initiateur, les retrouvailles font plaisir, le village est presqueau complet, on rejoindra F. sur place, je suis heureuse et sereine.J’ai quand même cette impatience qui monte, assez d’attendre, allezhop hop hop c’est quand que ça commence !

Le lieu de l’initiation est magique,une petite vallée du sud, champ entourée par les montagne etparsemé d’arbre qui frémisse ambiance Miyazaki. Je sais tout ce quiva se passer, j’avais été très attentive durant la premièresession. Le rite de la bougie et de l’aiguille accomplie je vaisfaire mes ablutions avec D.. Une fois propre on senlace unedernière fois, je sais qu’il ne pourra pas m’aider cette nuit.Première cuillère a café bombée, on s’installe autours du feu.Linitiateur et les accompagnateurs vont se préparer et reviennenten convoi, F. torche a la main, et cloche qui sonne.
L’initiateur rappelle les règles deprise de parole, il installe son charisme, il capte mon attention.

C’est l’heure de la tournée, cuillèrea soupe, une pour T., une pour moi, encore une pour T., merci millefois, jéchappe a la deuxième ! La première nuit, c’est lamaîtrise de ma nausée, les vomissement a ravaler, qui vont occuperune large place. J’ai des visions mais elles ne me satisfont pas, jene comprends pas, ça n’a pas de sens, ça ne me dit rien, c’estétranger a moi, c’est ludique, récréatif on peut dire, maisqu’est-ce que c’est censé m’apporter, me faire comprendre ?C’est ce sentiment de ne pas réussir à décoller qui va occuper monesprit toute la nuit. Je pense d’abord que je suis sous dosé, maischaque cuillère a soupe est un calvaire, je gère plutôt bien, jelutte ardemment, je fais vraiment de mon mieux et ça me rend fier,mais quand même je ne peux pas me résoudre a demander une cuillèrede plus, l’idée du goût, de la nausée irrépressible, me freine.Je me met a penser que je peux pas leur dire ça, que tant pis, queje ferais une autre initiation, une autre fois, quand je serais pluscourageuse…je ne suis pas triste, je prend ça avec beaucoup decalme, je suis juste un peu déçue, et je ne comprend pas pourquoimoi je ne part pas comme T.. T. lui il ferme les yeux, il visionne atoue vitesse daprès ce qu’il raconte quand on parle. Moi je nepeux pas fermer les yeux, il ne se passe rien, je n’arrive avisionner que yeux ouverts et c’est moyen moyen. Je finis par me direque je n’ai pas d’imagination, que c’est ça le problème, que c’estmoi le problème, que je suis bien assez dosé, que je n’arrive toutsimplement pas a me laisser aller. Il faut dire que je suis dans lecontrôle totale de mon corps puisque je concentre beaucoup de mesforces et retenir mes vomissements, a gérer mon état physique. Jeme tiens assise sans le dossier, je veux montrer que je suis forte,que je vais vaincre la mort. Je suis partagée entre cette maîtrisede moi même qui me permet de ne pas vomir mais qui mempêche devisionner et le lâché prise qui me ferait décoller mais danslequel la nausée m’envahit….L’imagination c’est important, je merend compte que c’est un problème que je ne me posais plus, jel’avais enfoui, affaire classée, et la je comprends que je dois m’yconfronter.
Linitiateur annonce la dernièretournée de la nuit, ensuite on pourra s’allonger. OK, une cuillèrea café bombée, je la vomis, il veut m’en donner une seconde, il medemande ce que j’en pense, je dis que ce n’est pas moi qui décide,que s’il le faut je le ferais. Je l’avale et je n’ai pas le temps d’ypenser, A. me prend par la main, elle est belle et douce dans sa robede gitane et ses cheveux roux. Elle memmène m’allonger près dufeu, le soleil se lève doucement dans un ciel qui s’est rempli denuage durant la nuit, la luminosité particulière que ça produitest incroyable, je vois des centaines de créature partout, despetite scène, j’apprends a parler au personnages, a les entendre merépondre, je dessine avec mon doigt en fils de lumière des formeset puis un cadre qui délimite comme un écran de cinéma pourregarder le ciel. Encore une fois c’est ludique mais je ne comprendspas très bien où cela mène.

Je somnole une partie de la journée etpetit a petit je me redresse et parle avec l’initiateur de madéception, ce que je ne pensais pas leur avouer dans le nuit, monincertitude sur le fait dêtre dosé correctement, la je l’avoue,il m’explique que jétais dans le bois toute la nuit, que tout lemonde peut me l’assurer. Je le crois, c’est vrai qu’avec le reculj’étais partie très loin, et puis je lui parle du fait que je croisne pas avoir assez d’imagination, que je le pense depuis longtemps,que je l’avais oublié, que ça me saute aux yeux à ce moment la.Bref, je déplie un peu et ça m’aide, je me sens reboostée pour ladeuxième nuit, j’ai hâte, j’y vais en guerrière encore une foismais cette fois ci je sais ou aller.

Un orage éclate, très violent, leséclairs tombent très prés de nous, cest la panique faut toutrentrer dans la cabane (une petite cabane en pierre qui servait depoulailler, sans fenêtre, sombre mais absolument magique a lalumière de la bougie). L’initiateur ne va pas bien, il a perdu desobjets et des plantes de son autel qui lui étaient très chers, A.est soudain habité d’une colère qu’elle dirige principalementcontre linitiateur, elle le trouve sombre, maléfique, ilsdécident de se parler dehors, ils reviennent pour débuter la nuiten faisant semblant que tout est règle. Je sais que c’est faux maisça ne minquiète pas du tout, je m’en fou, je ne suis pas la pourm’occuper de ça, et puis A. fait de son mieux, elle est si belleavec son large sourire. Elle menvoie des sortilèges avec labaguette dragon que j’ai ramené, elle danse avec les phosphène etvient s’asseoir a coté de moi en prenant ma main tendrement. Tientv’la Roger a droite sur le mur, un mec rigolo, tout biscornu, ungenre de marionnette de troll ridicule, il regarde a droite mais iltient un masque qui regarde a gauche, ce qui donne l’impression d’unedouble face. Au fond a gauche de la cabane il y a un renfoncement,moi je vois comme une boite a chaussure qu’on regarde du dessus etdans laquelle une famille vit, évolue, il y a deux petite filles,j’en parle aux autres et D. me demande ce qu’elles font ces petitesfilles. Quand je me concentre sur elle pour mieux voir l’imageméchappe et ce sont deux vieillards en loques affreux et obscurqui m’apparaissent.
Troisième cuillère a café bombée,je me rappelle que je dois fermer les yeux, je me le suis promis, cesoir je veux décoller. Mes souvenirs du reste de la nuit sontmajoritairement effacés, mais deux moments forts me restent. Je mesouvient d’abord d’une vision horrible qui m’a mise dans un état depanique intense. Je vois un escalier en colimaçon que je grimpe atoute vitesse parce que je suis poursuivie par une horde de gens quim’oppresse par leur nombre et leur concentration dans cet espaceréduit qui rapetisse a mesure que je monte les marche pour finirdans une spirale de toile d’arraigné ou de filet de pèche, dans lelequel je suis coincée et qui fuit comme aspiré dans un trou noir.Quand j’ouvre les yeux c’est pour vomir avec une sensationdétouffement très fort, une agitation effroyable etenvahissante. A. me calme avec ses caresse dans le dos et sur lacuisse, elle prend ma main nouveau et je repart dans l’univers. Plustard je suis allongée avec A. blottie contre elle, on se caresse, jeressent du plaisir charnel, un amour intense qui fait jouir. Je partalors sur une autre planète, tout le monde est avec moi et il y a enplus des centaines d’autres personnes, nous sommes tous nus ou amoitiers nus, tout autours de moi est coloré, acidulé, rosebonbon,bleu turquoise,vert pomme…il y a moins de gravité, onflotte légèrement, on peint, on danse, on chante, on crée, onimagine, on ressent, on jouit, on se fait du bien, on s’aime, on rit,je me transforme, mon corps se déforme, grandit, rétrécie, je suisparfois comme un tunnel traversé par des étoiles filanteorgasmique, des sensation physique extraordinaire, lextrêmejouissance du corps et de l’esprit, une explosion créatrice etsexuelle exaltante, juste dingue, dinguement génial.
L’initiateur m’a parlé a un moment,pour me dire qu’il allait dormir, que je nhésite pas à réveillerquelqu’un si je souhaite me déplacer ou si j’ai besoin de quelquechose, je me souviens juste que je lécoutait d’une oreille parceque j’étais morte de rire en regardant le géant dodu qui dansait enregardant la montagne comme un vieil ivrogne sympa !

Je me réveille en ne sachant pasencore très bien ce qui est vrai dans ce que j’ai vécu, je medemande si j’ai vraiment baiser avec tous le monde, je me souviensbien de mes étreintes avec chacun d’entre eux, et eux tous en mêmetemps, mon clito gonfle en y repensant, je masse T. qui me remercieen me caressant la jambe, encore un câlin avec A., puis je meblottie contre D.. La matinée avance et je prends conscience quej’ai rêvé, mais je ne me sens pas moins enjouée et rayonnante deplaisir.

L’initiateur doit partir tôt ce matin,D. est occupé et nerveux, A. va mal, elle pleur et refuse decommuniquer, T. dort encore….personne ne mécoute vraiment, j’aila sensation que ma joie n’est pas partagée, que je suis toute seuleavec ces souvenirs et ça me rend très triste et D. qui n’est pasdispo je le prend comme un abandon très dur, F. perçoit madétresse, heureusement, il me promet de s’occuper de moi, mais D.part ramener l’initiateur et j’ai besoin de lui et il est pas la.Quand il rentre je peux tout lui dire et je pleure et ça fait unbien fou.

Globalement, j’ai la sensation étrangede ne pas avoir trouvé ce que je suis venue cherché, mais je pensepas avoir raté mon initiation pour autant parce que j’ai quand mêmetrouvé quelque chose. Je me sens fière de moi, je pense meconnaître mieux, je me suis prouvé des choses a moi même et j’aicompris que je devais a tout prix remettre l’art au centre de ma vieet cesser de me sentir incapable de créer puisque ma planète est amoi et qu’elle regorge d’idées. J’ai encore une fois partager unmoment dexception avec de belles personnes. Le travail est loindêtre terminé et puis je compte bien participer a d’autressessions, pour partager et voyager encore dans l’univers. J’aime D.comme au premier jour, ça me fait penser a ce que ça fait pour laclope ou l’alcool, l’effet premiere fois, comme si l’iboga avaitremis les conteurs a zero entre nous et que tout ce qui commencait am’agacer chez lui redevenait drole et attirant comme au début.

J’etofferais surement ce tr au fur et amesure des souvenirs qui me reviendront mais je crois que c’est toutce qu’il etait necessaire de dire pour le moment.

Bwékkayé!

Après l’initiation je suis restée deux semaines avec D. dans le sud. Depuis le 28 je suis rentrée à Paris pour reprendre le taf. J’ai passé une semaine à faire l’autruche. Je travaillais la journée et en rentrant le soir je regardais jusquà l’épuisement une série en streaming de manière à ne surtout pas penser. J’ai eu plusieurs petites résurgences d’effets visuels, pas des phosphène, mais des impressions de réalité altérée, un truc indéfinissable, simplement différent, et puis des images qui apparaissent comme des flash, une grande facilité à percevoir des dizaines de personnages dans les nuages ou les surfaces diverses que j’observais avec un minimum d’attention. Je n’arrivais pas à déterminer s’il s’agissait du bois ou de quelque chose de très commun qui me sautait particulièrement au yeux à ces moments là. Enfin je me posais tout de meme la question.
Ce week end je suis revenue dans le sud, chez les parents de D., où il habite en attendant de partir loin pour se conscrer à sa peinture. Bref, ce sont des gens relativement ouverts mais tout à la fois particulièrement obtus. Un couple très traditionnel, femme dévouée et admirative mais en bout de course et très près de son verre de rosé, homme nostalgique de sa gloire passée, niant contre vents et marées une quelconque faiblesse, une quelconque difficulté face à la vie, sportif alcoolique, macho cultivé. Toujours du monde à la maison, repas arrosé, vin, vin, vin, toujours du vin…
J’ai bu ce midi et j’ai eu la meme sensation que deux jours avant mon initiation, grosse crise d’angoisse, incapacité a supporter d’etre la ou je suis, besoin de fuite, sensation physique insupportable, je sens le vin me taper sur la tete et j’écoute les gens parler, j’ecoute un homme à table parler de lui en boucle, il sait tou, il a tout fait, il a tout compris, il est vieux, et puis je deteste rire à ses paroles pour accomplir mon devoir social….Je dis a D. que ca ne va pas, je plonge dans la piscine froide, le temps est lourd, orageux, je transpire et je palpite, je me sens submergée par un stress incompréhensible.
Je monte dans la cabane avec D., je l’enjoint à me lecher la chatte, je ne sais pas ce que je fais, avant d emanger on l’a déjà fait, je n’ai pas particulièrement envie de sxe, j’ai besoin d’un truc fort je ne reflechie pas et puis je le suce, je lui dmeande de me pénètrer et je ne prends pas encore veritablement de plaisir, je ne sais pas ce que je fais, je fais c’est tout et puis je cesse completement de reflechir je lui demande tacitmeent d’y aller plus fort et je depasse l’idée meme de douleur, il s’arrete parce qu’il a chaud et moi je ne peux pas arreter je dois collapser, je veux partir loin, alors je lui tend un god et il comprend qu’il faut le faire, que j’en ai besoin, je me sens transpercée, le plaisi est intense mais ce n’est pas du plaisir…euh enfin je ne sais pas comment l’exprimer c’est…je deconnecte totalement et je jouis très fort et je me mets à pleurer et je pense au moment où je vomis, la première nuit et puis à mon père, mais pas juste mon père, plutot sa présence ou son absence dans mon expérience avec le bois et puis je pleure encore, d’une véritable tristesse, je suis éssoufflée, haletante, je reprends mes esprits et je comprends tout. Je comprends que je déplie, je comprends que je suis désormais apte à reconnaitre clairement ce que je veux et ce que je ne veux pas, ce qui est bon pour moi ou non, la ou je dois etre ou non, ce pour quoi je veux bien me battre.
Je fais maintenant très bien l’analyse de ma première expérience à Paques, je commence à appréhender ma deuxieme expérience, je me sens vraiment plus consciente de ce qui se passe dans ma tete, ça devient très réel, très concret.

Waw.
Bassé.

La Lune

 

Initiation de A. et F., week end de pâques au bord de la mer

Le bouquin disait que c’était le type qui vient voir, qui met un pied dedans et laisse l’autre dehors si j’me souviens bien, et c’était à peu près ça.

Donc voila, j’suis là, je sais même pas vraiment pourquoi, parait que j’vais en prendre plein la vue, moi j’me la joue touriste, rien à craindre je suis juste spectatrice. J’ai emmené de quoi bosser sur mon mémoire, j’vais surement aller me coucher vers 1h.

20h si mes souvenirs sont bons, allez hop bon faut pas déconner, t’as voulu voir, tu vas voir, une cuillère à café bombée…ok, d’accord, pas pareil, je suis plus que réceptive on dirait! La lumière change, le soleil se barre et la mer est claire, le ciel rosé, ça m’écrase, je vais m’allonger, à l’écart de l’agitation, ils sont tous en train de bouger partout, de parler, les banzis je sais pas où ils sont et puis je suis pas sure de vouloir leur parler.
Y’a l’initiateur, D. et N. qui discutent, debout, en face mais assez loin pour que je ne distingue pas clairement ce qu’ils disent. En tout cas ils me regardent, et font des messes basses, me montrent du doigt, oh putain ok je fais une parano, faut que je bouge, que je débloque, j’ai pas envie de me lever pourtant….
Allez debout, j’veux pas leur faire peur, je veux D., "D. vient là", "Euh ouai attend", "Non D. vient là j’te dis, tout de suite"…Il me rassure, "C’est normal, va voir l’initiateur", bon on parle, tout va bien, ça va le faire.

J’observe tout, les rituels,la douche, l’aiguille, la bougie, tout le bordel, A. se marre, F. écoute, attentif. Bon c’est parti, 21h30 environ, couché de soleil, 1 cuillère à soupe, un saut, un bokkayé, j’vais à ma place, la à coté de D., en face de A. et F., entre les deux mondes.
Pfiou ça colle la gerbe, les deux banzis morflent méchament, moi j’vomis un coup mais ça va. Putain c’que c’est dur de rester assise, l’initiateur me fait des signes régulièrement pour que je me redresse, y’a cette petite flameche bleu et sa pote verte qui se dandinent sous mes paupières et me narguent parce que j’arrive rien à en faire de ces deux connes….La musique devient omniprésente, y’a au moins 20 mecs de plus qui chantent que d’habitude!
Deuxième tournée de cuillère, il arrive vers moi, je dis d’une traite une phrase qui ne m’appartient pas, elle m’échappe "je ne veux plus jamais mettre ça dans mon corps", il sourit et passe son chemin.
J’m’inquiete pour F., il va pas bien j’le sent jusque dans ma chair, ça m’insupporte, faut faire un truc merde, "D., c’est normal, on va le laisser comme ça?"…Bon ok moi aussi j’en prends plein la gueule, j’maccroche au bras de D. et y’a plus que ça dans la pièce, son bras, mon lien entre l’enfer et la terre, si j’le lache j’vais crever c’est sur. A. depuis qu’elle a finit de gerber ça va, elle est comme un rayon de soleil avec sa tronche rigolote, elle raconte bien, j’me connecte à elle, ce sera mon âme soeur jusqu’a la fin des trois jours.

On eteint les bougies, c’est le petit matin. Journée radieuse, on parle, on parle on parle on parle on parle on parle, putain c’que c’est bon comme j’vous sens, comme j’suis vous et qu’vous etes moi et comme on est nous, mais alors sacrément putain de nous, ensemble dans notre solitude universelle.
N. craque, il devient fou, il veut s’assassiner, il se hait, je le rencontre, je le vois.
D. s’enfonce, il a donné, j’lui ai pris cette nuit, la journée avance et il plonge.

Le soir arrive, j’demande a l’initiateur de parler a D., moi j’ai tout essayé, j’peux pas l’aider, je sais pas quoi faire. Je reste avec les banzis pendant que les autres se préparent, on discute et puis je raconte des bouts de vie et puis ça grandit, ca devient réel, c’est la, c’est en train de se produire, mon père est la en train de défoncer ma soeur qui se pisse dessus et puis non, ma soeur c’est moi, et j’lui pisse dessus et j’lui casse la gueule et je hurle et je pleure mais c’est pas triste non bordel, c’est bon, c’est enfin là, et je vais dans les bras de F. et on rit et l’initiateur arrive avec les autres, je retourne à ma place.
1 cuillère à café bombée
Dans l’fond y’a une ouverture sur le noir, ma phobie, mon handicap, j’veux changer d’place une seconde et puis non, allez, on va voir c’que ça donne. Y’a une géant, enfin on voit que sa jambe dans le coin, il garde l’entrée, et puis des gens en costume d’époque, grandes robes et ombrelles, ils dansent, et devant, au premier plan, un gros chat angora grisonnant qui fait le con sur le chambranle de la porte, il jouent, j’arrive pas a savoir si c’est lui qui me fait peur toutes les nuits depuis vingt ans ou si j’pourrais trouver en lui une aide, un reconfort, un renfort contre les mauvais esprits.
1 autre cuillère
J’vais voir du coté de A., j’vais lui envoyer des sorts, de l’énergie lumineuse, j’dessine autours de son cou, sur son épaule en petites étincelles dorées, un serpent, un pithon royal, une fois tout formé il s’envole en ondulant droit vers le plafond. Au plafond c’est du bois, y’a des tas de bonhomes qui vivent la dedans, des hologrammes de bois, des jouets pour enfants, des petits personnages qui représentent des metiers, ah bah merde v’la N. qui chante le bwiti! A moins que…non bah non c’est la musique…ou c’est lui! Ah l’enfoiré, dès que je tourne la tete il chante et hop il se marre à me faire tourner en bourrique!
D. s’effondre toujours plus, la nuit est bien avancée, tout le monde est fatigué, on va dormir dans une autre chambre avec D. parce que ça ronfle par ici!

Je m’endort, je crois, je rêve en boucle toute la nuit que je suis une sorte de mage, ou un chef d’orchestre, enfin un mec qui dirige des trucs! J’ai sous mon commandement d’immense tronc d’arbre poli et verni, du bois noir, de l’eben, c’est comme le grigri de A., son p’tit bonhomme en eben tout rond qu’elle tripotte souvent et bah la il a grandit et ils sont plein et ils craquent et ils sont lourds, ecrasants, s’ils tombent je meurt, et pourtant je dois les diriger pour les disposent dans une certaine forme avec une certaine méthode, c’est un genre de casse tete chinois avec des engins de mort de toute beauté. C’est douloureux, j’etouffe.

Au reveil je descends, je raconte à l’initiateur et ça prend une autre signification, je comprends que c’était moi le maitre, que je dirigeais tout ça, que je croyais subir, mais que je ne subissais que moi même…je suis en colère de n’avoir pas compris ça plus tot, mais soulagée d’avoir repris le controle.

Journée à bout de force, triste de se quitter, heureux d’avoir vécu ça.

Je suis venue pensant que je ferais peut-être mon initiation en aout, dans le courant de la première nuit j’étais convaincu de ne jamais la faire, le deuxieme jour je me posais la question, le troisième je regrettais qu’aout soit si loin.

https://web.archive.org/web/20130807011341/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/6006-initiation-au-bwiti-missoko-par-l-iboga

 

  1. 01/09/2008, 12h41 #1

 

Merlin Druvid

initiation au bwiti missoko par l’iboga

Homme 33 ans ;1m 84 / 75 kg
Poudre de tabernanthe iboga
Quantité mal définie
Durée mal définie

Cette initiation par l’iboga intervient à mi parcours de mon séjour au Gabon. 12 jours d’imprégnation totale, le décalage culturel est énorme et pourtant je me suis tout de suite adapté, absorbant informations et énergies.
A mon arrivée, deux jeunes femmes commençaient leurs initiations et ainsi chacune de mes étapes était précédées des leurs. Je me sens prêt, sûr de moi.

Ce matin nous sommes allés en forêt pour les purifications, rituels et récolte de plantes destinées aux soins. On en profite pour me doser. De retour au village on me dose à nouveau et me conseille de me reposer car cette nuit il faudra resté éveillé malgré le bois. En début de soirée je me rends au bwenzé, et je sens que je suis un peu « bourré au bois », on me dose à nouveau. Et là ça commence assez vite.
Je me sens bien, je marche dans le temple, l’unique ampoule électrique est allumée, elle « rayonne par vague ». Je m’y attarde et cligne des yeux les vagues sont arc-en-ciel. Je trouve ça très cool, je voudrais en parler aux gens qui m’entoure, ils sont tous enveloppés d’une aura arc en ciel qui épouse leurs formes et leurs gestes. Je me regarde moi-même et bouge mes bras, mes mains, mes doigts : tout est arc-en-ciel. Lorsque je cligne des yeux les même vaques de couleurs s’écoulent sur mon T-shirt blanc. J’explore, j’expérimente, je joue…
Les Nganga, banzi et curieux arrivent et on s’aperçoit que le travail a commencé. Je raconte les effets visuels, on me dose à nouveau.
– Qu’est-ce que tu vois ?
– Des flammèches bleutées qui dansent sur ma peau. C’est normal ?
– Pas de problème, ça arrive rarement tu as de la chance. Et là que vois-tu ?
– Y’a des ailes qui poussent sur mes bras, comme les poissons. J’ai battu des bras pour voir si je pouvais voler, mais elles ont disparues. T’as vu toutes les étoiles qu’il y a ce soir ? Cette constellation est verte ! Oh, toutes les étoiles sont vertes et même le ciel est turquoise !

Tout le monde s’affère pour les préparatifs, je suis très loin déjà. Puis on me coupe la parole, me prend par le bras pour me faire rentrer dans le temple, le tabouret, la bougie et le miroir m’attendent. Tout le monde est prêt, chacun est à sa place. L’arc musical, les percussions, cloches et grelots jouaient déjà depuis un moment.
On m’a dérangé, ça m’a cassé le trip. Brusque retour à la réalité. Je suis dégoûté. Ca me gonfle presque d’être là. Et puis j’ai mal aux fesses et au dos, je vois le petit tabouret en bois comme présage d’une torture de plusieurs heures.
Prise de conscience fugace, je me souviens pourquoi je suis là, le miroir m’attend. On me dose a nouveau. Première cuillère, deuxième cuillère… lorsque Assossa me présente la troisième je lui dis que ce n’est pas la peine : si je l’avale je gerbe. C’est pas grave, il me la donne et je ressent l’ignoble acidité du bois, mon ventre se révolte : je gerbe.

Bon, j’ai l’impression que cela fait des heures que je m’use les yeux à me regarder inutilement. Le truc du miroir c’est plutôt pas terrible, en tout cas ça marche pas. Tout le monde attend de moi… Quoi déjà ? Le blanc voit rien. Je redemande du bois. Le kaolin rouge est répandu sur le miroir, j’ai droit au collyre indigène. Je suis toujours sur mon tabouret. J’entend tout, je devine tout mais ne vois rien dans ce foutu miroir. Il y a bien ces têtes de femmes dans le kaolin rouge, mais ça ne me dit rien. C’est plus un effet d’imagination qu’une hallucination et puis je suis déconcentré par cette vieille qui n’existe pas. Elle n’est pas là, pourtant elle m’inquiète. Et ces têtes de femmes qui se moquent de moi en disparaissant par la droite du miroir sans rien me dire.
-Mais tu as vu là !
-Bah ouais y’a bien ces femmes dans le miroir.
-Quelles femmes ? Il faut leurs parler.
-J’essai ! Mais elles s’en vont.
Je me fais presque engueuler parce que les personnages se font plus distincts, mais ne communiquent pas… Une femme enceinte pleure, sur la droite face à elle un homme la regarde sans rien dire… Une femme vomie dans une bassine en kaolin rouge et je vomi copieusement…
Puis y’a la vieille, qui me déconcentre à changer de place, à m’observer. Son visage est caché par un fichu sombre. Elle n’existe pas, c’est mon imagination. Je commence à me plaindre que je ne vois rien dans leur miroir, qu’on m’avait dit que c’était comme la télévision, mais moi je vois partout sauf là-dedans. On m’engueule à nouveau mais je sens une pointe de soulagement.
– Le Bwiti ce n’est pas seulement dans le miroir, ce n’est qu’un support! Le Bwiti est partout!
C’est le déclic, sur le sol juste sous mon pied je crois distinguer un serpent. Ouah ! C’est carrément un vrai serpent noir. Je lève mon pied et parcours son corps : il devient un aigle puis un sanglier… Un autel de marbre blanc n’en fini pas de se construire sans jamais s’achever… La vieille est là… Je suis au milieu de la forêt et j’entends des voix sans rien y comprendre… Une grande main blanche se tend vers moi… La vieille est toujours là… Un enfant noir pourtant très vieux traverse le temple… La vieille est omniprésente…
Le Bois Sacré communique avec moi par des symboles en 3D. Il n’y a pas d’échange, il me donne, m’instruit, m’accueille à bras ouvert. Mon Bwiti est grand !
Si je ne lutte pas c’est que je n’ai pas d’adversaire, si je ne parle pas c’est que je ne sais rien. Je ne suis pas là pour me soigner, je suis ici pour apprendre. Je me sens libre, je n’ais d’autres freins que ceux que je me suis imposés.
Je suis épuisé, je n’ai plus envie de voir ni de parler. Je demande à dormir.
-Mais tu dois consulter d’abord.
-J’en suis incapable, je n’est plus rien dans le sac. Le bois ne fait plus effet.
-Tu dois au moins consulter ton père!
-Non j’ai pas envie. Je ne peux pas, je suis vidé! J’ai tout donné.
Je ressens la deception d’Assossa au plus profond de mes os; je m’écroule sur la natte et m’endores.

Il y des visions dont je n’ai pas parlé et d’autres que j’ai oubliées et que l’on m’a racontées. L’important pour le TR c’est plutôt la façon dont j’ai vécu cette première expérience. La plupart de mes visions ont impréssionnées les Puvis, mais ce manque d’interactivité nous a tous déçues. L’initiation c’est déroulée sur trois jours. Je n’est résumé que la première nuit.

Bientôt trois ans que que je suis parti au Gabon me faire initier au Bwiti et mangé l’Iboga. Pendant tout ce temps, je n’ai jamais su relater à l’oral ou à l’écrit une partie de ce que j’ai vécu la première nuit. C’est très difficile d’expliquer l’impacte de cette "rencontre".
Deux ans et demi plus tard je décide de l’écrire crûment. Je ne saurais l’exprimer autrement à l’écrit je crois. j’ai essayé de faire court. A chacun de Voir si ça lui parle ou pas. Le passage en question est en gras le reste est déjà en première page.

Cette initiation par l’iboga intervient à mi parcours de mon séjour au Gabon. 12 jours d’imprégnation totale, le décalage culturel est énorme et pourtant je me suis tout de suite adapté, absorbant informations et énergies.
A mon arrivée, deux jeunes femmes commençaient leurs initiations et ainsi chacune de mes étapes était précédées des leurs. Je me sens prêt, sûr de moi.

Ce matin nous sommes allés en forêt pour les purifications, rituels et récolte de plantes destinées aux soins. On en profite pour me doser. De retour au village on me dose à nouveau et me conseille de me reposer car cette nuit il faudra resté éveillé malgré le bois. En début de soirée je me rends au bwenzé, et je sens que je suis un peu « bourré au bois », on me dose à nouveau. Et là ça commence assez vite.

Je me sens bien, je marche dans le temple, l’unique ampoule électrique est allumée, elle « rayonne par vague ». Je m’y attarde et cligne des yeux les vagues sont arc-en-ciel. Je trouve ça très cool, je voudrais en parler aux gens qui m’entoure, ils sont tous enveloppés d’une aura arc en ciel qui épouse leurs formes et leurs gestes. Je me regarde moi-même et bouge mes bras, mes mains, mes doigts : tout est arc-en-ciel. Lorsque je cligne des yeux les même vaques de couleurs s’écoulent sur mon T-shirt blanc. J’explore, j’expérimente, je joue…

Les Nganga, banzi et curieux arrivent et on s’aperçoit que le travail a commencé. Je raconte les effets visuels, on me dose à nouveau.
– Qu’est-ce que tu vois ?
– Des flammèches bleutées qui dansent sur ma peau. C’est normal ?
– Pas de problème, ça arrive rarement tu as de la chance. Et là que vois-tu ?
– Y’a des ailes qui poussent sur mes bras, comme les poissons. J’ai battu des bras pour voir si je pouvais voler, mais elles ont disparues. T’as vu toutes les étoiles qu’il y a ce soir ? Cette constellation est verte ! Oh, toutes les étoiles sont vertes et même le ciel est turquoise !

Je vois très clairement au travers du toit de tôle ; comme si une partie en était gommée, je contemple les étoiles. Chaque étoile semble se connecter à une multitude d’autres, puis tous ces soleils verts se regroupent en constellations. L’une d’elles se détache des autres ou plutôt toutes sont connectées à elle et une multitude d’ovnis vivants, luisants comme des lucioles s’y rendent. Un carrefour céleste où chaque luciole se rend gaiement. Une douce euphorie m’anime, un pèlerinage interstellaire !
Naturellement, sans y penser, je zoom vers l’étoile qui semble accueillir ces élans de sympathie. C’est une ruche immense à dimension planétaire et les lucioles volent et virevoltent tout autour.

Bien qu’ici, je suis aussi là-haut, comme élevé entre deux mondes. Je baisse la tête et à mes pieds le Corps de Garde s’est vidé des ses occupants.
Une famille bwitiste y est assise à même le sol de terre battue. L’homme et la femme sont penchés sur quelque chose qui semble les accaparer complètement. C’est un panier, un de ceux qu’ont les ngangas et mabundi. Des enfants excités leurs tournent autour gaiement et voudraient eux aussi profiter du spectacle. Intrigué je zoom vers le panier et contemple la même scène qu’auparavant. La ruche stellaire, les lucioles et la gaieté ambiante.

Je relève la tête et une entité au corps d’abeille et tête humanoïde est là, devant la ruche et m’observe, bienveillante. C’est une révélation ! Chaque panier est comme une étoile connecté à tout les autres et au travers de celui-ci il est possible de communiquer, de participer à la cette fête spirituel et universelle.

Mais… Y’a un truc qui cloche. Je ne sais pas quoi. J’entends sans la voir une femme dire que je suis vraiment très loin avec seulement deux cuillères à soupe. Car je dois raconter à voix haute une partie de mes visions. Je regarde la femme et sa joie n’est pas saine, elle est satisfaite que je sois si loin uniquement pour le spectacle que je donnerais cette nuit. Je ne sens aucune sympathie de sa part. Ses yeux sont comme creusés en dedans, les quelques personnes déjà présentent ressemblent plus à une bande de toxicos du Bois Sacré qu’à autre chose.
Je regarde à nouveaux la famille de mes visions et cette fois ils me voient. Moi aussi je les vois, comme jamais je n’avais regardé personne. Œil creusé et maladif, peau pâle malgré sa noirceur, corps sous alimenté, vêtements miteux. Complètement dépendants de l’iboga, de leurs paniers et du show télévisuel de cette grand-messe galactique.

Alors je relève la tête et interroge l’ange-abeille-E.T. Inutile d’utiliser les mots, il Voit ce que je Vois. De toute évidence il n’apprécie pas mon point de vue. Me regarde de haut et sans que cela transparaisse sur son visage il grimace. Il grimace de l’intérieur ! Cela ne le regarde pas, ne l’intéresse pas. Chacun sa merde en quelques sorte. Lui, il est spirituel. La misère humaine est notre affaire.

Ca m’écoeure, je me détourne de lui et raconte au nganga une partie de ce que j’ai VU. De toute évidence lui non plus n’apprécie pas énorme, me dit de me taire et d’oublier ça.

Dans mon état cette injonction est un ordre et je passe directement à autre chose. D’autant plus qu’une jeune femme me prend par le bras et m’emmène à l’extérieur. Vacillant comme un jeune poulain, je prends appui sur elle. Le regard toujours levé je passe d’un ciel à un autre et c’est exactement le même.
Il fait bon, la végétation est magnifique les couleur scintillent, certains végétaux n’étaient pas là la veille ou je ne les avait pas remarqué. Tout un tas de plantes qui m’enchantent par leur présence, des animaux inconnus rampent courent et volent. La nature est surréaliste et ces magnifiques oiseaux de papier volent en tout sens, aussi heureux que moi. C’est incroyable le nombre d’étoiles filantes qui traversent notre atmosphère. Je Vois tout ce qui est, non pas seulement ce que je vois, il y a tellement plus.

J’offre une de ces étoiles filantes à Mabando, un jeune apprenti nganga. D’un geste du doigt l’étoile change sa course et explose sur sa tête en mille étincelles estampillées « 3000 CFA ». C’est un moment de douce euphorie.

Tout le monde s’affère pour les préparatifs, je suis très loin déjà. Puis on me coupe la parole, me prend par le bras pour me faire rentrer dans le temple, le tabouret, la bougie et le miroir m’attendent. Tout le monde est prêt, chacun est à sa place. L’arc musical, les percussions, cloches et grelots jouaient déjà depuis un moment.
On m’a dérangé, ça m’a cassé le trip. Brusque retour à la réalité. Je suis dégoûté. Ca me gonfle presque d’être là. Et puis j’ai mal aux fesses et au dos, je vois le petit tabouret en bois comme présage d’une torture de plusieurs heures.
Prise de conscience fugace, je me souviens pourquoi je suis là, le miroir m’attend. On me dose a nouveau. Première cuillère, deuxième cuillère… lorsque Assossa me présente la troisième je lui dis que ce n’est pas la peine : si je l’avale je gerbe. C’est pas grave, il me la donne et je ressent l’ignoble acidité du bois, mon ventre se révolte : je gerbe.

Bon, j’ai l’impression que cela fait des heures que je m’use les yeux à me regarder inutilement. Le truc du miroir c’est plutôt pas terrible, en tout cas ça marche pas. Tout le monde attend de moi… Quoi déjà ? Le blanc voit rien. Je redemande du bois. Le kaolin rouge est répandu sur le miroir, j’ai droit au collyre indigène. Je suis toujours sur mon tabouret. J’entend tout, je devine tout mais ne vois rien dans ce foutu miroir. Il y a bien ces têtes de femmes dans le kaolin rouge, mais ça ne me dit rien. C’est plus un effet d’imagination qu’une hallucination et puis je suis déconcentré par cette vieille qui n’existe pas. Elle n’est pas là, pourtant elle m’inquiète. Et ces têtes de femmes qui se moquent de moi en disparaissant par la droite du miroir sans rien me dire.

-Mais tu as vu là !
-Bah ouais y’a bien ces femmes dans le miroir.
-Quelles femmes ? Il faut leurs parler.
-J’essai ! Mais elles s’en vont.

Je me fais presque engueuler parce que les personnages se font plus distincts, mais ne communiquent pas… Une femme enceinte pleure, sur la droite face à elle un homme la regarde sans rien dire… Une femme vomie dans une bassine en kaolin rouge et je vomi copieusement…
Puis y’a la vieille, qui me déconcentre à changer de place, à m’observer. Son visage est caché par un fichu sombre. Elle n’existe pas, c’est mon imagination. Je commence à me plaindre que je ne vois rien dans leur miroir, qu’on m’avait dit que c’était comme la télévision, mais moi je vois partout sauf là-dedans. On m’engueule à nouveau mais je sens une pointe de soulagement.

– Le Bwiti ce n’est pas seulement dans le miroir, ce n’est qu’un support! Le Bwiti est partout!

C’est le déclic, sur le sol juste sous mon pied je crois distinguer un serpent. Ouah ! C’est carrément un vrai serpent noir. Je lève mon pied et parcours son corps : il devient un aigle puis un sanglier… Un autel de marbre blanc n’en fini pas de se construire sans jamais s’achever… La vieille est là… Je suis au milieu de la forêt et j’entends des voix sans rien y comprendre… Une grande main blanche se tend vers moi… La vieille est toujours là… Un enfant noir pourtant très vieux traverse le temple… La vieille est omniprésente…
Le Bois Sacré communique avec moi par des symboles en 3D. Il n’y a pas d’échange, il me donne, m’instruit, m’accueille à bras ouvert. Mon Bwiti est grand !
Si je ne lutte pas c’est que je n’ai pas d’adversaire, si je ne parle pas c’est que je ne sais rien. Je ne suis pas là pour me soigner, je suis ici pour apprendre. Je me sens libre, je n’ais d’autres freins que ceux que je me suis imposés.

Je suis épuisé, je n’ai plus envie de voir ni de parler. Je demande à dormir.

-Mais tu dois consulter d’abord.
-J’en suis incapable, je n’est plus rien dans le sac. Le bois ne fait plus effet.
-Tu dois au moins consulter ton père!
– Non je n’ai pas envie. Je ne peux pas, je suis vidé! J’ai tout donné.

Je ressens la déception d’Assossa au plus profond de mes os; je m’écroule sur la natte et m’endors.

Il y des visions dont je n’ai pas parlé et d’autres que j’ai oubliées et que l’on m’a racontées. L’important pour le TR c’est plutôt la façon dont j’ai vécu cette première expérience. La plupart de mes visions ont impressionnées les Puvis, mais ce manque d’interactivité nous a tous déçues. L’initiation c’est déroulé sur trois jours. Je n’ai résumé que la première nuit.

systemdoll

 

https://web.archive.org/web/20130807134249/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/12416-Initiation-%C3%A0-l-Iboga

Premières impressions.

 

Ce sont mes premières impressions à la sortie de l’initiation.
C’est une lettre.
Je ferais un TR de la première nuit avec des dessins et des blagues (parce que j’ai beaucoup rigolé) plus tard et je respecterai dans celui ci les règles de rédaction des TR (mon poids, la taille de ma bite et tout le reste) :

""Tout s’est bien passé. En fait j’avais fini le matin de la première nuit.

J’ai fait tout à l’envers. Renaissance, Mort, Mourrant.

Le matin du premier soir j’avais des pouvoirs magiques.

C’était dingue.

Bon après le deuxième soir j’en ai repris qu’une fois, j’étais trop fatigué de la veille et de la journée et j’allais vers le coma.

C’est dur. C’est vraiment très très dur. D’accepter de mourir. Parce que quand ça t’arrive c’est vraiment ta mort. Malgré tout mon bagage, malgré moi je suis mort. Vraiment. Et rester là dedans 12h pendant lesquels tu égrène chaque seconde (tu ne sors jamais de ton corps, et celui-ci rentre dans un coma proche de la mort mais ou tu reste conscient et impotent).

Le corps fait souffrir énormément. Mais surtout ce sont les vannes de l’émotion qui s’ouvre. Tu pleures énormément. Tu es un enfant.

En fait c’est la religion du futur le Bwiti. Accepter de mourir pour aimer ton prochain. Et çà n’est absolument pas un hallucinogène du tout. C’est un lucidogène. Ca te réconcilie avec toi-même. Tu enlèves tous les masques, et quand tu penses en avoir peu, tu te prends une sacrée claque. Tu passes ton temps à t’excuser pour le mal que tu as pu faire par orgueil.

C’est très étrange.

De toute façon je ne tiens pas en place. Et puis tu dors pas aussi, t’as plus besoin, parce que c’est irréversible au fait. La vie est plus la même après, vraiment, même la réalité. Tu restes sous visions. En fait la fonction rêve du cerveau est opérante en continuité. Tu dois juste reposer ton corps, mais tu n’as plus besoin de rêver.

En permanence et il faut gérer le fait que tu deviennes mystique, que la sorcellerie et les tarots etc, sont les vrais sciences, empiriques bricolées, que la science moderne est morbide et sans but.

Avec le Bwiti tu peux sauver l’humanité. La musique du Bwiti est la musique du futur. Les E.T sont là c’est sur et tout et tout, il te font une mise à jour, t’as un troisième œil, tu dois prendre tes responsabilités. Ca vrombit..

En tout cas ça te décapsule la tête et, encore une fois, c’est irréversible, ne t’attends pas à prendre une drogue pour l’expérience, c’est l’Expérience.

En fait elle commence par l’initiation et tu déplie après, et ça continue d’etre très douloureux et tu deviens très humble, et tu ne peux plus mentir après, ton corps te le fait payer trop cher, et toute ton alimentation change aussi, parce qu’après la purge, ton corps est totalement neuf. Et du coup il te fait sentir qu’il faut le respecter. Tu peux plus prendre de drogue destructrice après ça.

Le dialogue intérieur s’arrête.

Tu deviens un corps, et plus un esprit dans un corps.

En tout cas, pour moi il y a un avant et un après."

Depuis beaucoup de choses ont changés.
C’est comme ça.

Initiation à l’iboga Sytem doll

 

Iboga
lieu inconnu
Quelques cuillères.
1m90
78 kg

Les effets montent. J’entends des coléoptères tournoyer autour de moi. Je m’étonne ouvertement du nombre de mouches. Ma bassine à dégueuler est rouge sang et des tripes baignent au fond. Je me réjouis de n’éprouver aucune peur.
Je monte sur ma mobylette électrique et à la deuxième cuillère je me met à voler dans notre nouveau vaisseau spatial. J’écoute les paroles de 'l’initiateur et je fouille dans mon cerveau des images importantes, j’ai quelques pistes, je me sert de l’initiation pour chercher qui est mon véritable grand père maternel, les images s’animent, un homme cherche une femme dans un bus, noir et blanc et pellicule abîmée. Rewind, forward, tout fonctionne. Je zap rapidement, je vais voir où j’ai mal, je trouve pas grand chose, je m’émeus de me voir et de me sourire enfant, je passe sur mes relations incestueuses avec ma soeur, voir si je l’ai jamais forcée. J’ai son visage sur ma queue, je dézoome pour me voir, je me sourit de façon complice, comme un petit diable. Je passe à autre chose, je reviens sur cette homme au bus, après la troisième cuillère toutes les séquences sont en couleur et la définition est excellente.

Marre des souvenirs, rien de traumatisant, je pars chercher dans l’univers. Des grimoires, des chapeaux jaunes sur la tête, je suis à la croisée des connaissances. Les rythmes Bwiti viennent se décomposer et tapoter mes épaules, j’entend distinctement mes voisins visionner, et puis non, ce sont des meuleuses, des ponceuses, qui s’occupent de raboter mes articulations, de tout mettre bien propre, et mes connexions neuronales s’allument de milles feux et je comprends les modifications, et des pygmées métalliques noirs comme des cancrelats jouent de petites boites dans lesquelles sont enfermées d’autre cafards, et ça tourne et mange cuillère sur cuillère en s’appelant "Mon capitaine" ou "Ma gazelle". Quelle bonheur nom de dieu.

La parano débarque; je me pensais immunisé, je ne pensais pas devoir mourir. Les initiateurs sont des extra terrestres, ils vont remplacer mon âme par celle d’un autre, et on y verra que du feux parce que je reviendrai en disant "j’ai changé" et que ce sera vrai, j’aurais été mis sur le carreau. Je fais part de cette parano aux initiateurs, qui rient de façon démoniaques les putes. Je me suis fait enfler.
Comment ?
Je les connais je connais cet endroit. Je l’ai déssiné il y a longtemps, c’est la date de ma mort.
Je compare ce que je vois avec mes images du passé. Je suis en présence de Major Tom et de ses sbires. L’autre étoilé qui me nargue, la Gitane, le Petit Pousse.
Merde.
Je fais croire que la parano est passée pour les comprometre. Je rassemble toutes mes connaissances de l’univers en un point et je déroule ça à l’infini dans un vacarme assourdissant et mes vertèbres font "clacclacclac".

Les pattes des insectes jaune gris noire s’élèvent à l’infini, sont des antennes pour le grand masque bienveillant qui siège à l’ouverture de la bulle de l’univers, par là où est rentré le souffle.
Mes yeux ouverts, des éclairs zèbrent la pièce, les lumières se décomposent en triangles du spectre de la lumière blanche. Je vois la nanotechnologie des E.T (ZA) insérées dans les molécules d’Ibogaïne.
Les images sont enrayées, se déchirent, lancées sur des bobines à pleine vitesse .
Je dois mourir maintenant. Une tristesse infinie m’envahie. C’est pas juste. Pourquoi je dois rester là, seul comme un con sur cette dalle noire au fond du puit, à faire "cliclic" en gris pour l’éternité. je suis acculé, je dois prendre une décision. Je fais un pari en pleurant, le parie que de toute manière on finit tous là et que j’y sois maintenant ou plus tard revient au même.
Je pleure.
Je vois le mal que j’ai fait. Les minutes paraissent des années. Qu’est ce que c’est dur, je ne souhaite celà à personne.
je me suis fait enfler bordel.
Je termine au petit matin, accablé, sans vie. Dans mon esprtit plus aucune image. Juste un curseur qui clignote sur un fond noir.
Je dis "En fait c’est une mise à jour".
Et j’ai une nouvelle trousse à outil jaune.
C’est génial merde.
Le soleil se lève et c’est le matin des magiciens.
Je modifie la réalité avec mes yeux d’insectes. Des émeraudes sont accrochées à mes doigts qui lancent des sorts à tout va, des lumières pour émerveiller les enfants.
Et je découvre que le noir dans le noir, et ben c’est bleu.
Et que je peux voir à travers ma main, et décrypter les signes de sorcellerie au pied d’un arbre où un corbeau a laissé sa plume.
C’est complètement dingue.

Je tire une carte de tarot en attendant le début de la deuxième nuit et je tombe sur le Soleil.
Et cette deuxième nuit je fais ce que je veux, je tire la Force comme carte, mais parce que je l’ai choisi, vu que je vois très bien à travers les cartes.
Ça fait rire tout le monde quand je le dis.
Plus tard, j’apparait dans la pièce et je me regarde, bienveillant, dirigeant notre vaisseau sur les berges d’une mer planétaire.

Merde. C’est bon.
Je suis moi. Mon ami.

 

Initiation à l’Iboga Jeannot

 

C’est le TR de Jeannot, l’un des initiés de l’été. Ce n’est pas un membre du forum.

iboga TR Aout 2010

2 nuits d’affilée, break pendant le jour
doses: 2 grosses cuillères à soupe au départ, puis des rappels d’une cuillère à café régulièrement pendant la nuit

Nous étions 3 à en prendre sous la tutelle de 3 autres, dont un initié au gabon. Du coup, on a fait ça avec le rituel Bwiti. C’était important au début je pense. En tout cas on a écouté la musique Bwiti pendant tout le temps…on y prend goût.

1ère nuit en intérieur

Une heure après la grosse cuillère, une deuxième. C’est dégueulasse au goût, on fait passer avec un peu d’eau, on nous conseille de pas trop boire. Mon cerveau commence à se demander ce qui se passe. Je garde les yeux éveillés et j’ai quelques hallus. J’ai envie de m’allonger, on me dit non, pour ne pas succomber, ou me faire dominer par l’iboga. Pas le droit de fumer non plus. L’impression est déroutante, ça fuse dans tous les sens, comme si on découvrait des nouveaux terrains de jeu. Au bout de quelques temps je ferme les yeux. C’est encore plus déroutant. Je suis un peu mal à l’aise. A un point, j’ai envie de vomir, d’ailleurs j’asperge le mur à côté en évitant mes petits camarades. Je les regarde, ils ont fermé les yeux aussi. Ce n’est pas rare que l’un d’entre eux explose de rire. Je me lève pour aller pisser, je me casse la gueule aussi sec. On m’aide et on me dit de prévenir. Plus trop le sens de l’équilibre.
Je change de position régulièrement pour faire passer l’envie de m’allonger. Des tas d’images défilent dans la tête à un rythme soutenu, des images parfois totalement nouvelles, surprenantes, du jamais vu. Le sentiment de déroute ne me quitte pas, la musique aide bien pour ça car on ne s’attarde pas pesamment sur quoi que ce soit, heureusement. Mais c’est un monde nouveau, je suis à la fois intrigué, mais j’ai un peu de résistance à chaque petite cuillère de rappel. A la fois intrigué et déstabilisé. J’ai l’impression de lutter contre l’iboga tout en découvrant des tas de choses. Ca ne désaccélère pas. Vers la fin de la nuit, j’ai envie de poser des questions, j’abandonne l’idée en me disant que chacun est dans son trip très personnel. Je m’intéresse à mon corps. A part le goût déguelasse, tout va très bien. J’ai légèrement chaud. Le jour se lève, on arrête les cuillères. ON redescend en douceur. Pas tellement de fatigue, pas faim, juste bien. Dormir n’est pas possible pour l’instant.

Journée
On prend rien pendant la journée. Ambiance chill out.

2ème nuit mi extérieur mi intérieur

On s’installe autour d’un feu de camp. Ca monte doucement, sans qu’on s’en rende compte. AU bout d’un moment, en fermant les yeux, j’ai un écran à l’intérieur de la tête, de la très haute technologie, je m’amuse comme un petit fou à l’eteindre l’allumer lui demander des trucs à voir, tout va très vite, aussi vite que je veux, et quand je demande plus vite ça marche encore, j’ai pas le temps de tout voir.
J’arrive à aller pisser tout seul. En pissant je regarde par terre, il ya un clair de lune, je vois vraiment bien : à ma gauche une meute de loups avec des yeux légèrement rouge, ils sont tous accroupis et ils me regardent tranquilles. Je regarde un peu partout, les arbres, le ciel, le sol, l’air. Regarder la nature est proprement fascinant. ça grouille de vie, des tas de vies.
Je retourne au camp et je rallume l’écran, je m’amuse encore un peu. Puis je laisse partir l’écran, je m’intéresse à un copain qui parle avec des gens qui sont derrière lui. Il est à la fois fasciné et sur la sellette.

Je visite une sorte de musée d’art moderne extraterrestre, je fais défiler mentalement le catalogue, je sais pas combien d’objets je vois en quelques secondes, à me couper le souffle, puis je m’intéresse à certains objets bizarres, des trucs martiens, je donne un exemple mais il y en a eu beaucoup :
une salle blanche avec quatre gros piliers. Entre les piliers, une grande vitrine, genre 5m sur 5, un aquarium sans eau plutôt. Dedans en suspension dans l’air, un grand objet oblongue , genre de forme concombre dodu, de couleur bleu électrique pétant. Autour de ce concombre bleu, des sortes de collier de perles d’or enroulés sur lui et se déplaçant le long de lui, un peu genre masturbatoire, mais il y avait des ondes se formant avec le déplacement des colliers.
Je quitte la salle, en me souvenant qu’il y avait des visiteurs, j’étais pas tout seul. Je prends note que la prochaine fois il faut que je m’intéresse aux visiteurs, mais bon là j’étais trop fasciné par le concombre.
Voilà ce genre de choses.

A un moment, il y a une flamme dans le feu qui ressemblait à un personnage de dessin animé, genre speedy gonzalez, il arrêtait pas de parler tout en grignotant une bûche, j’ai commencé à lui rajouter une voix, puis des paroles, c’était un vrai petit teigneux volubile, n’arrêtant pas de se plaindre, il m’a fait rire.

En plein milieu de la nuit, on rentre pour pas avoir froid. En prenant place, je me souviens de la nuit dernière. Je mesure la distance parcourue. J’ai l’impression de récolter les fruits de la lutte d’hier. C’est juste beaucoup plus facile et plus amusant. ça s’ouvre, c’est toujours aussi fascinant mais ce n’est plus la peine de lutter. Là, je savoure.

PS: j’attendais que les effets s’estompent pour écrire ce TR, mais j’ai perdu patience, ça dure…un peu comme dans la musique bwiti il y a quelque chose qui se met en place, puis qui n’arrête jamais.

Adamantium

 

https://web.archive.org/web/20130807211210/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/10369-premiere-experience-avec-le-bois-sacr%C3%A9-2-nuits

06/03/2010, 14h42

premiere experience avec le bois sacré ; 2 nuits .

 

c’est un essai d’initiation organisé pour moi , une amie presente ainsi qu’un "nganga" inité par un
maitre bwitiste , eyant aquis son experience du fait qu’il a ensuite aider se maitre durant des seminaires iboga .

age : 33 ans
poid : 65 Kg
préparation/expérience : grosse prise de graines de datura " 800 gr" , psylos locaux " 150 max par prises " , doses enormes de thc " space cake tellement costaud que meme en join ça explose ."

plante ingéré : sacramental iboga , 15 – 20 ans d’age , ecorce de racine .
quantité : 18 gr la premiere nuit , 5 gr la deuxieme .
agin dés 48 h avant la premiere prise et durant toute l’initiation .

je passe les aspects rituels de cette initiation .

durant la journée , je prend 2 gr de bois partagés en 4 prises .
4 fois 1 demis gr de bois pur reduit en petit copos .
vers 20 h , la prise massive commence .
premiere cuillere de bois : je n’arrive pas a aligner 3 mots sans oublier se que j’avait l’intention d’exprimer .
30 min plus tard , 2 em cuillere : les sensations phisiques deviennent intenses , des points lumineux apparaissent , toutes mes perceptions sensorieles sont altérées , et j’ai la certitude que la troisieme
cuillere va m’envoyer trés loin .
30 min plus tard , 3 em cuillere , je demande a mes accompagnateurs de prendre soin de mon corp
et de continuer a me doser quoi que je dise .
la notion du temps disparait , je suis bien décidé a ne plus manger se poison qui me fait horriblement mal a l’estomac et les effects me rappelent ceux du Lsd , effects que je n’aime pas du tout .
pourtant l’habiletés du nganga est plus forte que ma douleur et j’ouvre la bouche encore et encore …..
je n’ai que peu de certitude quand a l’ordre de mon voyage , mais j’en ai oublié une grande partie .

je comence a voir defiler toutes sortes d’ecritures sacrées ainsi que des dessins .
les racines du bois sacrés poussent dans mon corp , prennent possetion de mon cerveau , mon adn
est aspiré par l’arbre et mon esprit progeté dans une fleure de l’arbre et tout ceci jusqu’a la fin des 2 nuits
initiatiques .
je commence a voir defiler beaucoup de scenes dans lesquelle dieu et satan sont présent , petit a petit ,
je suis présent dans ces scenes , dieux et satan me demandent de me ranger a leurs cotés , le bois
me dis que tant que je n’aurais pas choisit un camp , je n’aurais pas accés a la suite de mon voyage .
je vis pleins de scenes parfois fictive , parfois deja vecu dans le passé , toujours ces scenes me sont expliqués par satan et dieu comme etant liées a eux , essayant de m’inciter par toutes sorte de stratagemes psycologiques a me ranger a leur coté .
je suis désemparé , empli de regret d’avoir bouffer ce truc , je ne veut pas choisir , je me fout d’eux ,
pourquoi en suis je la ? j’ai peur , trés peur que se voyage ne m’aide pas .
trois enfants pygmés apparessent et chacun d’eux m’offrent une feuille "d’abre" .
je suis trés emus et a mon tours je leurs offre a chacun une feuille .
un magnique gros lion sort du mur en face de moi , puis un autre animal , soudain , je suis en afrique .
debout au coté du lion , tous les animaux d’afriques courent dans ma direction .
je suis tellement heureux d’avoir retrouver mon ami le lion qui venait souvant me voir dans mes reves quand j’etais enfant .
le lion , c’est le roi des animaux , il me dit qu’il est mon amis , mon protecteur , qu’il sera toujours
auprés de moi et que rien de mauvais ne peux m’arriver . je n’ai plus peur , le lion me fait visiter son teritoir , il m’aprend des chose sur la vie des animaux .
dieux et satan réaparessent régulierement , pendant plusieures heures satan m’a presque persuadé que monamie était une émanation de satan .j’éssai de comprendre vaiment qui ils sont , leurs passés.
j’essai de les voir comme symboles , comme ying et yang , comme l’expression de la dualité presente en chaque etre , comme la peur de la soufrance et l’attachement au bonheur , comme des associés
exerçant un travaille utile a ce monde , comme la creation des croyance colectives et des fait de l’humanité …. rien ne change , ils me demandent de choisir … dieux ? … satan ?
mon corp est atrocement travaillé par al puissance des racines qui en on prix possétion , mon adn est viollament maltraité ainssi que mon esprit dans une fleure , c’est trés trés fort , l’arbre m’envoiesimultanement dans dans different monde , parfois dans des temps trés ancien , peut etre meme dans des vies passés .
je me recale sur des questions personnelles , je revis la periode fétale , des souffrances étant bébé ,
je comprend que ma mere n’est pas responsable , mais aucune solution reliée a ces problemes ne me parviennent .
satan essai de me toucher , le lion apparait et lui bondit dessus , son air est d’une férocité inimaginable
, satan est térorisé et moi je suis impréssionné par la puissance du lion .
les trois enfants pygmés me presantent me présentent aux leurs .
je suis bouleversé , leur pureté , leur beauté me mettent en larmes , il me donnent plein d’amour et
me disent que je vais faire partie d’eux , qu’ils vont m’apprendre a etre comme eux .
ils me présentent aux esprits de la foret et mon initiation commença .
c’est une initiation inedite , une technologie trop compliquée pour etre exprimé par des mots , de plus la conscience fragmentée , chaques parceles etant initié isolément des autres , il m’est impossible de placer des concept sur la plus grosse partie de cette "transmission".
l’amour et l’art , la relation infinie , la constante celebration , L’ART DE VIVRE , la musique , les instruments et leurs pouvoirs magiques , l’harmonie et le monde des esprits ,.. beaucoup de secrets
m’on été révéles sur ses themes , je fus aussi présenté aux dieux "ou sortes d’antités tres ancienes.
je reçu des offrandes de la part des dieux , ils emplirent mon coeur de feuilles et de sagesse et
autres qualités , et me donnairent une feuille avec un trou au millieu qu’il me firent
placer sur mon front afin d’évéiller les pouvoirs de mon troisieme oeuil .
j’ai ai profiter pour leur demander quelle etait la cause de ma maladie et comment me soigner ,
ils me dirent que mon probleme de santé était du a une petite graine ingéré .
datura ? pas de réponses mais souvant des repetitions ; une petite graine .
mon initiation est terminée mais ils me disent qu’elle durera toujours , que ma vie est l’initiation ,
que je doit etre un artiste en constante celebration que je fait partit d’eux et qu’ils font partit de moi .
le lion est fier de moi , nous eprouvons amour et une reconnaissance reciproque , je lui ai amener un cadeau que les dieux m’on offert . le lion ouvre la coffret et se precipite sur la nouriture dont il se delect ; c’est du sucre , il me dit que c’est l’offrande la plus sublime qu’il ai connu .
je passe du temps dans les fleurs de l’iboga ou je suis evec des pygmés et d’autres initiés , aprenant a jouer different instrumentsde musique ainsi qu’a bien comprendre ses langages et ses secrets .
un peu toutes sortes de visions , promenades avec le lion , conversations avec pygmés,esprit de la foret
, dieux , on me dit qu’il y a effectivement une planete qui est en direction de la terre ,
rencontre avec un etre de lumiere trés trés beau , satanen dieu reviennent parfois ….
j’ai eu une voiture ultra puissant qui se deplace a la vitesse de la penser : enorme comme sensations cette caisse .
j’ai revecu un pelerinage au mont kailash avec le sens et la vision des entités presentes .
j’ai revecu beaucoup de scenes de vie passés"pas forcement les miennes" dans lequelles j’etais musicien.
j’ai rencontré un encetre dont l’esprit etait unis a l’arbre de l’iboga .
par periodes j’étais ses chromosomes torturés , deformatés ,par l’arbre , je plaignait boucoup les autres initiés present sous forme de chromosome dans l’arbre ou d’esprit dans les fleurs de devoir endurer de
telles souffrances .
je suis pas beaucoup redescendu que la cuilleres pleine de bois se represente ; hein, quoi , c’est le deuxiemesoir , vous voyez pas que j’ai percher , donc seulement 2 cuillere pour ce soir , le nganga ne le sentait pas plus , moi non plus .
j’ai pas vomis la deuxiemme nuit , j’ai atérit en douceur , vers 4 h du mat l’arbre a dit : c’est finit , tout le monde descend , les autres initiés et moi meme somment retournés a nos corps .
je me suis allongé , je me retourne et dors paisiblement baigné dans la lumiere .
je me leve 3 heures plus tard toujours baigné dans la lumiere ,en pleine forme, je desjeune une banane , 1 gr d’iboga, le soleil se leve , je suis émerveillé …. merci , merci .

voila une partie que j’espere etre un peu fidele a cette experience .
si certains on une comprehention de certains aspects de cette experience , c’est bien venu .

hommage aux grands sages ; petits hommes de la foret .

 

Tsumy

 

 

https://web.archive.org/web/20130807045059/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/11877-Initiation-%C3%A0-l-Iboga-TR

 

Initiation à l’Iboga, TR

 

Je ne pense pas avoir vu de topic propre "TR", ici, donc je le crée , si mon post n’est pas au bon endroit, merci de rectifier.

Ce post est un peu long, mais je ne voulais rien oublier, j’y raconte mes deux nuits d’initiation qui ont été totalement différentes, ainsi que les questions et observations qui en decoulent, j’espere que vous me lirez jusqu’au bout j’aimerai vraiment vos retours.

Le rendez vous était pris depuis plusieurs mois, l’initiation aurai lieu, un ami initié un an avant s’est chargé de tout, il a trouvé le lieu( une petite baraque dans la nature, un lieu fantastique au calme), l’initiateur (formé au Gabon), au total 3 futurs initiés(dont moi) et trois gardiens (dont l’initiateur et mon ami).
Nous nous rencontrons dans l’aprés midi puis partons vers le lieu de l’initiation.

Une precision, lorsque le rendez vous fut pris, je savais qu’il faudrai quelques jour avant l’initiation, que je me prepare pour etre dans de bonnes dispositions , ce jour arriva a la fin d’une longue periode de travail intensive, je ne me suis donc pas vraiment préparé, juste stopé l’alcool trois jours avants (pour les opioides j’en consomme trés rarement donc pas de probleme), un jeun les deux derniers jours mais psychologiquement surtout, je ne savais plus ce que je venais chercher, qu’à cela ne tienne je decouvrirai bien sur place.

1ere nuit:

Nous arrivons, l’initiateur nous explique comment cela se passera, une initiation selon le bwiti, mais plutot "laïque", adapté à nous occidentaux, bien plus "douce" que ce à quoi nous pourrions nous attendre au Gabon, nous faisons les ablutions pour nous defaire de ce que qui nous "pollue"(ce terme reviens souvent chez moi mais c’est un fait cette pollution) sous une douche en plein air , on oubie cette sensation d’etre nu au soleil, c’est exaltant.Nous prenons une premiere cuillere (à café si je me souviens bien).
On nous peint le visage en blanc, accroche une plume sur notre front, et entamme un rite de connection entre nous et l’initiateur avec une aiguille et une bougie ( je ne suis pas vraiment pour les rites religieux mais je dois admettre que ceux ci permettent une mise en condition optimum).Nous nous presentons chacun notre tour, initiateurs, futurs initiés, puis sur fond de musique bwiti, nous prenons la premiere cuillere à soupe, assis le dos droit,les yeux fermés, notre voyage est sur le point de commencer.

La musique me ramene aux premiers ages de l’homme, un instinct primal vibre en moi,
le temps semble en suspens; une seconde, cents ans,c’est la même chose. les yeux ouverts, la lumière crée des trainées, des phosphènes et des auréoles arc en ciel autour de ma vision. Les yeux fermés, des visions fortes, colorées, réelles apparaissent et filent à toute vitesse, des situations, des scènettes, certaines familières d’autre totalement étrangères, une puissance semble parcourir le moindre de mes tissus.

Mon corps me fais mal (depuis des années je suis des séances de kiné, mon corps est réellement atrophié, mon dos en bouillis et des années de kiné ne l’ont toujours pas réparé), une energie folle m’est demandée pour tenir mon corps droit, je sens qu’iboga m’aide en m’apportant force et concentration sur ce travail physique, l’initiateur me dis de laisser mon corps et de voyager à l’intérieur, mais c’est impossible mon corps demande de l’aide, c’est un travail que je ne peux stopper.
Les yeux fermés les images defilent à une vitesse ahurissante, impossible de les controler je peux tout juste les fixer brievement mais je sens qu’il s’agit d’un retraitement de l’information, des situations grotesques passées en revues sembles s’effacer au fur et à mesure qu’elles apparaissent, d’autres reprennent semble t’il leur place, c’est le grand menage de printemps dans ma tete.
Les yeux ouverts, c’est la magie pure , le casque de robocop, un ecran sur lequel je peux ecrire(le troisieme oeil), créer ce que je veux,un bloc note, je créé des mobiles dessinés que j’anime puis que je laisse dans un coin de ma vision, des créatures que je laisse ensuite investir le monde physique; elles se balladent dans la piece, je m’invent des jeux, deplacer un oblet dans mon esprit, alors des créatures apparraissent dans ma vision pour m’aider dans mon entreprise elles tirent ces objets avec la plus grande discretion pour ne pas me deranger,c’est grandiose et cette sensation: ici et maintenant, et le temps qui a suspendu son poids.
Mon corps monopolise la plus grande partie de cette energie mais le travaille avance, je delie les axes de respiration de mes tissus, redresse les axes brisés de mon corps, ouvre les canaux d’energie de ma machine, Iboga me permet de voir avec precision ou sont ces lésions trop abstraites d’habitude, nous reprenons regulierement du bois, les membres sont lourds l’ingestion difficile , je sens la nausée montée , je vomis en me retenant jusqu’au dernier moment , et en vomissant je sens un nud sortir avec le bois, un nud qui était dans mon ventre depuis des années…aujourd’hui disparu!
Mon corps retrouve son calme, l’apaisement, les visions sont toujours plus rapides, je vois l’Homme et dans une fulgurance je le vois remonter le temps jusqu’avant son existence, en un éclair, les origines de l’homme!
Toujours le travail sur mon corps, les visions, le reclassement, je suis en pleine révision, réparation de ma machine.
Je suis le cheminement des molecules dans l’organisme, la recuperation de l’oxygène dans les poumons, lors de l’echange d’atome d’oxygene, dans cet echange d’energie, le cone de lumiere, la naissance de l’univers, encore, en une fraction de seconde.
Tout cela va continuer jusqu’au levé du soleil, à l’accalmie je me repose sans dormir pendant deux heures, les visions continuent à défiler, au levé ce sera le calme plat et serein dans mon esprit, ainsi qu’une respiration et une energie inconnue jusque là de mon corps, tenir ce corps toute une nuit ne fut pas facile mais c’est un travaille qui m’aurait pris plusieurs mois par les voies "normales", mon kiné aujourd’hui ne reconnait plus le corps "quasi-neuf" de son patient.

La journée se passe dans le calme et la serenité.

2eme soir:

en fin d’apres midi nous partons faire une offrande aux djinns, au pieds d’un chene magnifique, la nature nous enveloppe, il est vrai que l’on se sent ridicul face à cette vie vegetale si puissante.
dés le couché du soleil je sens Iboga se reveiller en moi, ce soir la sessions se deroule en plein air au feu de bois, avant meme la premiere cuillere, je sens une vie puissante autour de nous, regarder hors de notre cercle, dans cette nature fourmillante, est trés intimidant , la premiere cuillère monte trés vite, je cherche à fermer les yeux mais trop de choses m’appellent à l’exterieur, en face de moi dans le feux, un crocodil me fixe, il reste immobile mais bien present, ses yeux rouges incandescants ne me quitterons pas de la soirée, les flammes chantent le bwiti, reellement, chacune d’elle exulte un chant enivrant, la musique bwiti: c’est le feu , elle se consume et avance de la même façon.

Autour de nous, malgrés la peur , je ne peux m’empecher de regarder, des géans au loin discutent entre eux et nous observent comme intrigués par notre présence, mais pas dérangés pour autant (comment vous dire , la réalité de ces visions, comme je vous verrai…), je demande souvent à l’initiateur si je peux rester debout, la station debout n’est pas aisée, et incapable de courir ou d’avancer sans tituber mais j’ai besoin d’etre debout de sentir que je fais parti de ce monde. J’echange quelques blagues avec un etre vegetal à coté de moi, il y a plein de vie autour , des formes mouvantes mais bien presentes, je me rassoie, et derriere moi une presence, je me retourne, c’est le chat de la maison je crois, non , il me fixe, s’approche et se transforme, panthere, léopard, tigre il se fige à l’arret , c’est un sanglier qui me regarde, il n’a pas l’air commode, legerement flippé, je lui demande de me foutre la paix, je le sens pret à charger, je me retourne et dit à l’initiateur qu’il ya un sanglier qui me cherche! li me repond que s’il est venu à moi ce n’est pas pour rien, qu’il me faut lui parler, mais il est parti, il reviendra…
Dans le feux toujours ces chanteurs, le crocodil, dans la fumée je vois des visages puis se fixe des jambes magnifiques qui nagent et ne s’arrettent pas, un criquet/scarabet
saute sur mon genoux et viens prendre place sous mon duvet, un belier apparait de l’autre coté du feux me regarde puis repars, toujours ces géants au loin, un centaure passe à un moment.
Une créature visqueuse, genre blob, apparait à coté de moi grouillante, m’approche, grimpe sur ma jambe, je la repousse légèrement ecoeuré, elle file à toute vitesse dans le feux, grimpe sur le museau du crocodile et se planque dans un de ses orbites, j’observe l’orbite, interloqué, le blob fait sont apparition et accroche mon nez avec une de ses tentacules, je reste à l’arret, saisi de stupeur, il tire de toutes ses forces, il extirpe de mon nez un file que je ne saurai definir qui glisse le long de mes canaux respiratoire et digestif depuis le fond de mon ventre, passé l’effroie, je le remercie conscient qu’il m’a oté d’un poids (meme indefini).
Je regarde ces jambes, qui nagent toujours dans la fumée, leur mouvement s’emplifie, puis elles prennent leur envole et de la fumée sort une femme blonde les yeux grimés, habillée de cuir ( réminiscence d’un personnage de mes jeux de role d’adolescant et de fantasmes tout personnels je presume) , il y a une certaine complicité dans sont regard, elle me souri, se place derrière un des initié (je lui en fait part) s’accoudant sur ses epaules, me fait un signe de la main puis s’evapore. Derriere moi, une presence, le sanglier, je me retourne c’est lui dans la meme position, il est à l’arret, je tente de lui parler:-"bonjour" , il ne me repond pas verbalement mais durcie sa position, il est clair qu’il veut une joute, pris de peur un instant, je me ressaisi, il n’en n’est pas question, une lutte silencieuse a lieu alors, son esprit contre le mien, d’ou coup, mais doucement , sa position s’adoucie, il baisse sa garde , se retourne doucement et se transforme en chien (rottveiller je crois) docil, se couche et montre son arrier train en signe de soumission, il semble que j’ai gagné cette joute, legerement epprouvé je le laisse partir, je pense qu’a ce moment la j’aurai pu rentré en lui,mais bref.A noté aussi la derniere cuillere, que je ne voulais absolument pas prendre tellement mon ventre me l’interdisait, apres avoir refuser par des acces de violence, je plie face aux initiateurs, cette cuillere fut un bienfait totale,mon ventre se calma avec lui mon corps, heureusement que je l’ai prise au final.

La nuit s’avance , nous rentrons à l’interieur , je dis aurevoir à cette vie exterieur, emplie de nostalgie et de joie , sur le retour, des phosphenes, le mouvement de mes bras se decompose en precisement 6 images bleus, c’est ahurissant, je joue avec ces images faisant balader ma main et sa trainée dans ma vision, nous nous rasseyons, je m’amuse a faire un serpents avec ces phosphènes, quand j’en fais part à l’initiateur, le serpents deviens réel est s’enroule autour de mon bras, la peur ne me frole qu’un instant et je le laisse disparaitre derriere moi tranquillement, je m’allonge et sans dormir, me repose quelques heures…

Le lendemain, le corps lourd mais l’esprit leger, c’est un retour lent, des questions en suspens mais comme dirait un ami :" le monde des fées existe".

Pour conclure, moins d’une semaine apres cette initiation, des questions restent en suspens: que representent ces visions? le crocodile dans le feux aurait il un lien avec le 3eme oeil (j’ai entendu dire que le crocodil se servait encore de son troisieme oeil pour chasser et se proteger), ces etre , ce blob, le sanglier, mais des questions qui trouveront leurs reponses. Comment travailler le troisieme oeil au mieux,
Mais mon corps est plus fort, plus sains, comme un nettoyage en profondeur, mes tissus sont neufs, leur memoire semble vierge, toute experience semble nouvelle, la vie n’a pas changée mais tout semble plus accessible, certaines portes de mon etre ont été ouvertes, les voix interieurs se sont tu , j’ai réinvesti ce desert interieur, j’ai réinvesti la joie elle meme, se lever n’a plus le meme gout. Plus leger et plus fort.

Rien d’extraordinaire, mais etant un trés gros fumeur, j’ai diminué ma consommation de moitier, je peux attendre plusieurs heures avant la premiere , ma compulsivité a réellement diminuée, le stress est aujourd’hui inexistant, mon esprit respire bien, mais ce n’est qu’un debut et la vie habituelle va vite reprendre son cours, ce n’est que le debut du travail mais cette experience m’a donné la force et des nouvelles pistes de travail.

Voila j’espere n’avoir pas fait trop long, mais je voulais rapporter ce que j’ai gardé en memoire, l’experience etant tellement dense, j’oublie plus de la moitier du voyage, je preciserai si les choses me reviennent, j’espere que vous avez eu le courage de me lire jusqu’au bout, n’hesitez pas a me faire part de vos questions et remarque, et si vous avez des idées de reponse.
Merci

19/09/2009, 18h32 #1

 

William

 

https://web.archive.org/web/20130807235403/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/8929-Attaque-au-gaz-moutarde

Attaque au gaz moutarde

 

Allez, je le poste, advienne que pourra. Peut-être l’avez-vous déjà lu sur Psychopost. Ca date de 2004 (l’initiation et le TR). Pas retouché depuis (je voulais dire le TR, c’est celui écrit en 2004, à chaud).
___

J’ai volontairement amputé toutes les "expériences" spirituelles car elles ne concernent que moi. J’ai mes croyances, je ne veux pas les imposer aux autres. C’est donc plus un rapport circonstancié sur les effets externes et physiques. Toutes mes réflexions et compréhensions je les garde pour moi, jusqu’à ce que je soit sûr de pouvoir les partager en toute confiance.

Donc, les effets comme je les ai ressentis après avoir été initié à Iboga pendant 2 jours consécutifs. Je ne sais pas la dose que j’ai prise, je ne sais même pas si ça se dit dans ce cadre là. On m’a fait consommer de l’Iboga cuillère après cuillère, jusqu’à que je n’en puisse plus, en somme.

Au bout d’une demi-heure, légère chaleur dans le corps, comme des chatouillis, premiers phosphènes.
Au bout d’une heure, l’esprit commence à s’éclairer, les idées fusent, précises, perçantes, intuitives, je me sens « un peu plus intelligent ».
Au bout de deux heures, mes membres s’agitent doucement, je ne cesse de me trémousser, premières nausées, boule dans la gorge, salivation intense, l’esprit est encore plus clair je comprends beaucoup de choses, des souvenirs me reviennent.
Au bout de trois heures je suis parti pour de bon, je ne contrôle plus grand chose, mon initiateur me demande de me mettre debout, avec son aide. Je suis surpris ! Je peux à peine me lever ! Une fois debout, j’ai l’impression que je ne suis plus que ma tête et que mon corps n’est qu’un support immobile. Je dois sauter deux fois à pieds joint pour remercier la plante. C’est impossible ! Je ne sais plus « comment on fait » ! Des tas de choses m’apparaissent avec une grande clarté, conceptions philosophiques ou métaphysiques, rapprochements d’idées, intuitions, mais je ne sais plus comment on saute à pied joint… Après d’incroyables effort, j’y arrive enfin, très laborieusement. Je me rassois, mon initiateur me rappelant toujours à l’ordre quand je suis sur le point de m’affaler. « Si tu te couches, Iboga se couchera aussi. »
Quatre heures depuis la première prise. Ce n’est plus exprimable en mots. Je passe par des phases de joies intenses suivit d’abattements terribles. Je me dis que plus jamais je ne prendrai de cette infecte saloperie de racine que même les cochons n’en mangent pas, c’est pour ça que la plante sécrète un tel poison, pour se protéger.
Je ne me souviens plus du moment où j’ai vomi. De toute façon on n’a pas de montre et il fait noir, mais j’ai toutefois une très bonne perception du temps, jusqu’à parfois donner l’heure à la minute près sans regarder ma montre. Avec Iboga, tout ceci disparaît. On sait faire des chose inconnues, penser à des choses inconnues ou nouvelles, mais tout ce que l’on sait ou croyait savoir, on l’oublie… Donc j’ai vomi, longtemps, douloureusement, dans des spasmes atroces où je croyais m’étouffer, je me demande si je n’ai pas formulé le souhait de mourir plutôt qu’endurer ça… Pourtant, j’ai déjà dégueulé, et pas qu’une fois. Et bien même en buvant une bouteille de gnôle le matin à jeun, on dégueule pas comme ça.
Après je suis en dessous de tout, j’ai la sensation d’avoir été victime d’une attaque au gaz moutarde, je ne dis pas ça dans le vent, je connais les effets de l’Ypérite. Étonnamment, mon esprit est encore plus incroyablement clair, presque heureux (rareté, dans mon cas), je dissocie totalement les effets physiques et psychiques, bien que quand de nouveau spasmes me prennent, mon corps me domine à chaque fois. J’arrive à me rappeler de choses incroyablement anciennes, sur ma mère, par exemple, ou de choses que j’ai dites, faites, ou penser étant petit enfant. Mais les effets physiques sont trop fort. Je plonge dans une sorte de torpeur moribonde, déglutissant frénétiquement pendant des heures. Calvaire, chemin de croix, où est la sortie. Il n’y en a pas, quand Iboga te tient, elle ne te lâche pas si facilement, les effets sont très longs.
Je passe finalement une nuit atroce.
Le lendemain matin, tout va bien, j’ai la démarche un peu étrange et le visage transfiguré. J’ai peine à me reconnaître dans le miroir, j’ai su par la suite que c’était vrai et pas seulement du à un délire, les traits de mon visage étant réellement différents. Je suis très calme, pas comme d’habitude… posé, méditatif, patient, aimable, attentif même, bien qu’un peu diminué physiquement. Je me dis quand même que ce n’est pas fini, que je dois en reprendre le soir… Je dis à mon initiateur que je n’en veux plus, que le goût est trop dégueu, que jamais je n’en reprendrai. Il me dit : « D’accord. Mais on en reparle tout à l’heure? »
Finalement, le soir, j’ai poursuivi l’initiation…

J’ai dû me battre et rassembler tout mon courage pour avaler la première bouchée ! Alors que le premier jour, j’ai maché avec entrain la première 1/2 heure. J’étais tellement content de le faire que je ne trouvais pas ça si mauvais ! J’étais encore dans les effets de la veille, les effets durent très longtemps. Environ 24 h pour les effets physiques et jusqu’à plusieurs mois pour les effets "spirituels". Je savais un peu ce qui allait m’arriver, alors j’attendais un peu que ça vienne. Mais en fait, encore une fois, Iboga m’a pris au dépourvu !

J’ai vécu, intérieurement, une expérience totalement différente du premier jour. Physiquement, comme je n’avais presque rien mangé à part quelques fruits, je n’avais pas grand chose à vomir. A part de la bile… Ca pour purifier, ça purifie l’iboga ! J’ai rejeté loin de mon corps toutes les toxines accumulées pendant des années et des années. Pas seulement des toxines corporelles, mais des toxines mentales aussi. Il m’arrivait souvent de "ruminer" un sujet douloureux de ma vie tout en luttant pour ne pas vomir. Le sujet se mélangeant avec la sensation désagréable de nausée. Lors du vomissement, c’est comme si j’expulsais par la même occasion mes problèmes intérieurs.

C’est difficile à expliquer. Tout tourne autour du vomissement et de la sensation d’inconfort. L’Esprit va beaucoup plus vite que d’habitude. Pas facile à expliquer. Bref. Le deuxième jour, le plus intéressant a été le moment ou je me suis regardé dans le miroir maquillé de kaolin. J’ai commencé alors une exploration intérieure, une régression et je suis remonté jusqu’à ma prime enfance et à des moments traumatisants. Des mots ou des gestes qu’avaient eu des adultes envers moi et qui m’avaient fait mal. Des choses enfouies, des incompréhensions, des douleurs cachées… Par moment, la vision cessait et je revoyais mon visage dans le miroir. Ce n’était jamais le même visage. Il était parfois hideux et démoniaque et ça me faisait rire. Je voyais toutes les facettes sombres de ma personnalité et je trouvais ça très pitoyable. A ce moment là, j’ai ressenti beaucoup d’amour pour moi même, je me suis aimé, mais vraiment aimé. Je me suis pardonné mon orgueil et je me suis pris dans mes bras. Je me suis chuchotté "je t’aime" à l’oreille et alors je me suis mis à pleurer. Je me suis littéralement vidé de mes larmes et après, tous les effets "psychiques" de l’iboga avaient disparu. J’ai même dit à mon initiateur : "C’est fini.". Il m’a dit que je n’avais pas tout avalé la dose prévue je lui ai répété que pour moi c’était fini, j’avais vu ce que j’avais à voir. J’avais alors une force mentale et une détermination sans limite. Je me suis levé, plein d’une force nouvelle et j’ai quitté la pièce.
Rajout de 2009
Cette force que j’avais, elle étais uniquement mentale. Physiquement j’étais un vieillard de 100 ans. Il me fallait une canne pour marcher à petits pas, je parlais en chevrotant, je ne savais plus faire les gestes du quotidien et ce pendant plusieurs jours.

initiation avec Malendi et compagnie

https://web.archive.org/web/20130807165816/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/10476-initiation-avec-Malendi-et-compagnie

Kormac

 

boga
lieu : dans un tipi de 12 mètre de diamètre , en terre de la mandragore , Charente-Limousine ( nord du 87 )
été 2005 ou 2006 je sais plus
une 40aine de cuillères en trois nuit
1m80
65/70kg

c’était une époque difficile pour moi , une rupture difficile , une recherche de Moi et de ma place dans la vie … paumé quoi !

La mere de ma "tout juste Ex" avait organisé une session iboga avec un prof de taichi de poitiers , il on donc fait venir Malendi ( et ses groupies )

premier soir :

30 personne sous le tipi , un gros feu au milieu … ambiance super si ce n’était l’ambiance a l’intérieur de moi.
Malendi nous dit en rigolant qu’il est un peu là pour faire de l’humanitaire pour nous pauvre occidentaux
parmis nous il y a 3 personne qui sont là pour décrocher de l’héro ( je sais pas si ca a réussit ) , il ont refilé leur stock de subutex a Malendi … moi je jette ma boulette de hash dans le feu .

malendi allume sa radio-cassette , et nous passe de "l’arc en bouche" ( dommage , j’aurai tant préféré en acoustique )

il fait le tour de tout le monde , distribue des doses de vomitif mélangés a l’iboga
dégueulasse , mais ca va , ya bien pire …
3 cuillères , 4 et il ne reste plus grand monde …. presque tous on déjà gerbé tripes et boyaux et semble simplement dormir …

moi ca marche pas …
pas plus la purge que le reste , je suis assailli par de sales pensées du a mon état
pas moyen de lâcher prise
j’observe juste un putain d’accroissement de mes perceptions … x50
a travers la toile du tipi je vois les étoiles …
je sais quand un nuage passe au dessus de nous
j’entend les grillons dehors , et meme certains rapaces

5 , 6 ….10 15 cuillères le soleil commence a pointé le bout de son nez …
je tombe de fatigue , je m’enroule dans la couverture et utilise ma bassine propre comme oreillé
pas put dormir plus d’une demi heure.

je me réveille frais comme un gardon , et je sais que mon ex est là pas loin … me revient ces pensée a la con … ma vie c’est de la merde , c’est pour ca qu’elle est partie … que faire ….

je suis resté prostré toute la journée , je suis juste sorti de ma grotte pour manger une bouilli de riz avec les autres …. une fille qui était là et pour qui ce n’était pas la premiere fois m’a dit m’avoir vu comme un petit enfant triste caché dans son coin.
je n’ai rien répondu
apres , tout stressé et ayant laissé mes clopes chez moi je me retrouve a vider le cendar de ma caisses pour fumer les vieu mégots .

sale journée , vraiment mal , j’ai envie de me barrer , mais les 400 Euros que j’ai laché la veille me force un peu a rester
le soir , rebelote

Le bois est maintenant mélangé avec du miel , ca passe beaucoup mieu …
Malendi se rend juste compte que je n’ai pas vomi la veille grâce a un de ses lieutenants qui a l’air bcp plus OP que lui,
il décide de doubler les doses "pour moi"
10 cuillère
la sensation d’ampli des perception est vraiment tout ce que je ressent … l’épice …
j’ai l’imression d’etre submergé par ces sensations , d’être écrasé par ce que je ressent …
le coup du miroir me paraissait pouvoir être qqch de sympa a la "alice au pays des merveille" …
bin non , juste un miroir avec un glands dedans qui se sent a coté de ses pompes
mais pour voir ca , j’avais pas besoin d’iboga

on fait un cercle de paroles … chacun s’exprime …
moi , fixé dans le présent , je ne sais que dire , a part que voilà , on est sous un tipi , il fait nuit , c’est l’été , c’est cool y’a des gens sympa ici
Malendi s’agace un peu … je me rappel pas bien ce qu’il m’a dit mais de toute façon , j’ai pas compris le sens a l’époque .
surement un truc du genre : mais t’es là pour quoi en fait ???
et ca continu , 11 12 13 15 20 cuillères …
je fini comme la veille , épuisé psychiquement , moralement , j’ai mal au dos quelque chose de rare …. je m’endort comme une merde et me réveille au levé du jour…
l’aprem petite séance de taichi , et apprentissage d’une danse de là-bas
je me sent toujours mal comme la mort , je parle a personne … et d’ailleurs je ne regarde personne ….
pas envie de partager quoi que ce soi …
je suis toujours écrasé par tout ce que je ressent , entre la dépression et l’ouverture de mes yeux et oreilles qui me fait voir tant de beautés
la dernière nuit est plus cool , une petite dose pour moi cette fois
par contre Oh surprise , tout le monde passe devant Malendi et danse
belle épreuve pour moi !

au levé du jour , Malendi et son "Fils spirituel" me prennent a part , et me disent qu’il faudra que j’aille au gabon un jour , qu’ils s’occuperont de moi là-bas .

Conclusion : le fait que Malendi ne soit pas Nganga officiel a surement du avoir une incidence
parce que pas d’accompagnement , ni pendant ni après …
il a falut que je me reconstruise seul ca a pas été facile
ouais , facilement deux ans de bad
je recommande le bois , mais pas avec lui … trop de pouvoir , trop de fric , pas assez d’attention

Bassé

Nosferatu

 

https://web.archive.org/web/20130807170930/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/8948-Soit-libre-et-trace-ta-route

 

Salut à tous,

Tout comme Will je vous post le TR de mon initiation. Je crois que c’est le meilleur moyen d’en parler.
Bonne lecture…

Le premier soir je me suis vidé, nettoyé, ce fut une sorte de défragmentation de mon crâne.
après quelque cuillères de bois je constate que je ne pense plus, je visionne, je me laisse aller, il y a un autre pilote: mon corps.
Mon coeur bat fort, ma respiration est calme et puissante. fluides, pulsions, informations nerveuses électriques, voir électroniques; Un programme de nettoyage a été installé sur la carte mere-cortex
Le corps ne pense pas, il produit juste des émotions. Un arc en ciel d’émotions, avec toutes ses nuances et ses tonalités

Rire: des amis, de bons moments, une blague de pygmée.
Tristesse: mes deux soeurs décédés à qui je n’ai pas pu dire au revoir, la deception d’un amour aussi.
Colère: des mecs que j’aime pas, le système qui déconne, la petitesse d’esprit des masses, comment peut on détourner un pouvoir comme celui ci à des fins personnelles?
Peur: J’ai profondement peur, l’organe de la peur c’est relié à la faim: les intestins. peur de mourir affamé, voir la rage la plus sauvage de l’homme pour se nourrir. perte de toutes raison, de
toute philosophies et d’humanité pour la pulsion la plus animale.
Mon coeur va lacher…
C’est bête de finir comme ça, j’aurais voulu dire ceci ou cela à telle ou telle personne, et combien je les aime.

Joie: le bonheur, les fleurs, des conneries de gamin avec mon petit frère, voir le jour se lever, mais ce sentiment est le dernier stade avant…

Amour: L’amour est le sentiment le plus fort et le plus universel qui soit. tout est amour, au fond se que nous regrettons tous c’est de n’avoir jamais été aimé comme on l’aurais souhaité. L’amour prend toutes les formes que l’on veux, mais nous la cherchons tous avant de quitter cette terre et pouvoir affirmer "j’aime". Un être, une chose, un objet, une idée, un concept. la matière est faite d’affinité entr atomes.

Toutes ces émotions tournent en roue de fortune dans mon corps, j’ignorais en avoir autant, et que nous avons tous nos defenses pour ne pas les ressentir…
L’enracinement à la terre est tellement intense…

Au fait je n’existe plus. Ou bien je suis partout dans la réalité, ou bien nul part. Un sentiment d’unicité totale avec moi même

On écoute de la musique bwiti, ça fait douingdouingtictictactactactactactac dans mes cellules, on a installé une mise à jour, je ne pourrais plus jamais jouer au jeux vidéo de la vie comme avant.

A l’aube je découvre les nanomachines dans mes cellules et en particulier dans mes neurones, c’est fluide, on sent l’alliange des cellules branchées au secteur-coeur qui alimente la vie.

Le lendemain les effets ne se sont pas dissipés, ça continu à travailler sévère. allongé dans l’herbe je contemple une montagne, j’en pleure d’amour.

S’allonger. Dormir. ai je dormi la nuit dernière? pff… dans quoi me suis je embarqué? je crois que je deviens fou. JE DEVIENS FOU!!! JE VAIS MOURIR. tout ce que je dis sort de mon coeur et non de ma pensée, c’est incontrolable je ne peux plus mentir. A se tirer une balle.
Basculement: c’est merveilleux, incroyable, magnifique, je surfe dans l’hyperespace avec les extraterrestres, je croise des entités vieilles comme le monde.

Tombé du soleil, et c’est reparti pour manger de la racine.
Cette fois ci c’est moins eprouvant, je ferme les yeux. ça se joue sur très grand écran.

I Chasse, chasse, caché dans le foret je traque un jaguar.
II Une constellation d’arcanes en hypercouleur. on ne peux les regarder en face tant elles brulent et illuminent de beauté et de perfection
III LE MAT danse et fais changer le sens de rotation de la Terre.
IIII Des pygmées, tous petits, partout, partout, mon esprit doit être sur leur territoire, ils sont aimables, ils ont ressu une plante des étoiles, une encyclopédie de l’être, une avancée pour le monde.
Combien de fois ai-je vécu?

V -"FEU!"
Dans une riche maison bourgeoise du XIXème siècle on hurle au feu, je suis dans une chambre, dans un autre corps, des cris de femmes, la flamme m’atteind, je brûle, je meurs.
Mon âme est très ancienne. Et tout cela est relié.
VI l’amour est subjective, la lumière est objective, soyons lumière.

Le lendemain j’oublie tout, tout ce qui s’est déroulé n’est plus qu’un vague et immense sentiment d’amour et de grâce, la digestion du bois est particulièrement difficile, mon corps et mon esprit sont neufs, je suis un nouveau né qui apprend à se servir de ses pieds, de ses mains, de son coeur, de ses poumons, de son ventre, de son sexe, de son cerveau…

Je remercie la vie. Merci à tous.
Mise à jour: j’ai mis du temps a déplier cette expérience, je suis repassé par une sorte de "mini-adolescence", j’ai renoué avec des sentiments assez forts, Tous mes sentiments. J’ai cessé toute forme d’hypocrisie que je pouvais avoir auparavant. Si ça m’a rendu un peu plus sauvage et instable aux yeux des autres (extérieurement j’entend ?? ), je suis redevenu moi, celui que j’ai oublié, que j’ai noyé dans les acides et les psychés en général. Ce n’est pas que j’ai arrêté pour autant, mais je sais pourquoi je le fais, et je le fais moins souvent du coup. Je ne prétend ni montrer une quelqu’onque voie si ce n’est la mienne.

(ptite dédicace à William) :

Tous les chemins mènent
en haut de la montagne
mais rendu en haut
nous pouvons tous voir
le même soleil
Bouddha

Tracez votre propre route et vivez dans la joie.
Peace.
28/06/2009, 14h00 #1

 

Solanace

 

 

https://web.archive.org/web/20130807015403/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/8375-Initiations-au-village-de-Ma%C3%AEtre-Atome-Ribenga

 

Lieu : Minkolongon (Gabon)
durée : 1 mois
plante : Iboga
Sexe : M
Age : 40 ans

Initiations au village de Maître Atome Ribenga

 

Lieu : Minkolongon (Gabon)
durée : 1 mois
plante : Iboga
Sexe : M
Age : 40 ans

Bonjour,

Me voici revenu du Gabon après un mois passé sur place au village du Maître Atome Ribenga.

Deux initiations : Chambre de Mboum… Eya … & Chambre de Mim …

Tout d’abord choc culturel assuré ! Cela fait aussi parti de l’initiation. L’effort d’adaptation, de compréhension et de détachement sont indispensables.

S’est ajouté à cela un événement politique majeur : la mort du Président Omar Bongo. Faut-il partir ? Faut-il rester et continuer le programme d’initiation ? Cela aussi fait parti de l’initiation (pour moi).

Côté plante : la prise du bois reste une technique parmi toutes les autres dont disposent les apprentis nimas et le Maître. La prise du bois n’est pas indispensable en initiation. Toutefois, il permet de faire l’expérience du divin par soi-même. L’expérience vécue est alors personnelle et ne mérite pas de développement extérieur.

Les rituels sont strictes et complexes. On ne rigole pas au village ( = on ne brade pas la tradition ). C’est absolument indispensable. En plus, les familles qui habitent au village et qui officient dans le temple sont toutes habitées par le divin. Une abnégation totale des individualités. Allez demandé à Arman le harpiste, à Robert le théosophe, à Greg le grand officié, à Gabin le humble, à Mamadé au grand coeur, à Simon le connaisseur, etc , etc …

Si vous ne venez que pour prendre le bois, vous risquez de vous illusionner et de ne pas comprendre l’importance de l’initiation bwitiste.

La tradition bwitiste ne laisse rien au hasard. C’est profond, puissant et fort.

Le prix des initiations reste abordable et non exagéré. L’argent est réinvesti par le Maître dans la modernisation du Centre initiatique traditionnel bwitiste. Deux chambres sont complètement à refaire.

Côté expérience, il ne faut surtout pas mentaliser. Le Maître n’aura de cesse de rappeler que les analphabètes réussissent mieux que les intellectuels. Il faut aussi faire l’expérience du bois pour voir comment il fonctionne. C’est très différent de l’Ayahuasca. Ne venez pas avec des idées toutes faites. D’ailleurs, au village, on ne vous dit rien. On vous pose seulement une questions : "c’est quoi ceci ? C’est quoi cela ?". Et puis, faites l’expérience par vous-même !

Une grande importance sont données aux rêves que vous ferez. Ils seront interprétés.

J’ai préféré prendre le bois dans un cadre traditionnel et couvert par quelques rites qui s’avèrent efficaces et indispensables. Rien n’est laissé au hasard. Jusqu’aux cérémonies de sortie qui sont d’une complexité incroyable.

Je ne vous en dis pas plus. A chacune et à chacun de voir par lui-même.

On revient en France avec quelque matériel pour continuer le travail.

Un grand merci à Mescalito pour son TR qui m’a beaucoup servi lors de ma préparation avant de venir au Gabon http://www.lucid-state.org/forum/showthread.php?t=6120 . Je remercie aussi certaines personnes actives du forum qui m’ont été d’un grand secours tout au long de la préparation pratique de ce voyage vers la PLANETE GABON. Merci à vous.

19/09/2008, 11h29 #1

 

mescalito

 

https://web.archive.org/web/20130807003353/http://lucid-state.org/forum/showthread.php/6120-initiation-%C3%A0-la-tradition-bwitiste-chez-Atome-Ribenga

 

apprenti-rider

initiation à la tradition bwitiste chez Atome Ribenga

 

Homme 26 ans 1,90m 112kg au début 101kg maintenant
Tabernanthe iboga
4 doses en 1 seule fois
durée: au moins 36h…

Coucou à tous, ça faisait longtime!
Bon j’ai changé le titre car au début je voulais mettre: "Retour sain et sauf de la planète Gabon???"
ça en dit long sur ce qu’il m’arrive…

Alors, pour commencer, ce petit voyage qu’y m’a quand même couté une petite fortune a duré 20 jours partagé en 10 jours de visite du pays avec quelques jours ou j’ai trainé chez tatayo (ce qui vaudra un sujet à part car il y a beaucoup de choses à raconter sur lui, beaucoup… paix à son âme, pourvu qu’il retrouve le chemin de la lumière…) et 10 jours d’initiation au village à Okala carrière chez le Mâitre Atome Ribenga.
L’initiation à la tradition bwitiste m’a vraiment semblé difficile, car il y a beaucoup de rituels à éxécuter sans trop comprendre pourquoi mais dont l’éfficacité est indiscutable, rassurez-vous on a quand même l’explication à la fin de l’initiation et là, ils prennent alors tout leur sens.
Après, quand tu reste enfermé pendant 7 jours entre 4 murs sans voir personne et sans voir un seul rayon de soleil, faut être fort, très fort! Mais là aussi c’est nécessaire et très efficace.
Et pour finir, il y a l’épreuve du bois et là aussi c’est chaud.
La tradition bwitiste se défend de proposer "une voie directe de communication avec le divin" et chez Atome là encore le contrat est respecté et cela va même au delà car il m’a fallu moins d’1 heure après la prise du bois pour avoir une petite conversation avec DIEU, et oui, merde…
c’est vraiment l’experience la plus violente mais aussi la plus belle que j’ai jamais eu de ma vie, même la salvia divinorum que je croyais indétronable a été mis au placard!
Que dire de plus, quand t’es dans le bois à ce dosage, en plus des hallucination tactile, visuelle, auditive… il y a tout tes sens qui partent en vrille en même temps que s’ouvre ton 3ème oeil et il s’ouvre tellement grand que tu deviens aveugle de tes yeux habituels pendant facile une douzaine d’heure. En plus tu voyage seul, avec seulement un joueur de harpe derrière la tête qui te balance des sons divins à t’en faire exploser la tête; sérieux j’avais l’impression que j’avais un orchestre d’anges derrière moi…
Après quelques heures de voyage viennent les nausées et vomissement et la encore c’est sportif.
J’ai commencer a "remanger" et reboire que 36 heures après, le flip total! (j’avais eu la bonne idée de regarder le film "into the wide" avant de partir)
Voilà un peu à quoi ressemble une initiation à la tradition bwitiste.

Et maintenant alors?
Je suis vraiment trop content car j’ai trouvé exactement ce que je suis venu chercher dans mon initiation à la chambre du Mboumba eyano. Atome Ribenga et les Nimas du village sont fort, très fort.
Maintenant, je vois la vie "un peu" différemment, j’ai l’impression de voir plus clair à travers les gens et je sais à peu près quelle voie je dois suivre.
C’est justement ça qui peut être un peu destabilisant car quand tu reviens dans ton environnement familial, tu t’aperçois que tes proches n’ont pas évolué de la même façon que toi, et c’est là qu’il faut essayer de relativiser et laisser le temps au temps et ne pas s’arreter que sur les défaut, pas facile quand même…
En plus de ça tu acquière une certaine honnéteté avec toi même mais aussi avec les autres et ce que tu peux penser d’eux, ça devien! beaucoup plus difficile de te tromper.

Donc l’initiation pour moi est bien représenté par une dague à double tranchant, faut vraiment avoir la tête bien sur les épaules. J’y enverrais pas n’importe qui.

Bon ben voilà, content de vous retrouver les potos ??
(je mettrais quelques photos prochainement)

(genuine article)

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